Connect with us

Occitanie

« Ce qu’il me faut c’est la mort, pas un procès »

Publié

le

« Ce qu’il me faut c’est la mort, pas un procès »

Yannick Luende-Bothelo, condamné à la perpétuité réelle pour le meurtre et le viol d’une adolescente à Bouguenais, a écrit à ses avocats pour leur expliquer pourquoi il se désistait de son procès d’appel.

Du point de l’histoire judiciaire, le cas de Yannick Luende-Bothelo est extrêmement particulier. D’abord, il est de ces rarissimes criminels à avoir été condamnés à la « perpétuité réelle ». Seuls trois autres détenus purgent actuellement cette peine ultime du Code pénal français, parmi lesquels Michel Fourniret et Pierre Bodein.

Yannick Luende-Bothelo a violé et tué de 69 coups de couteau une adolescente de 14 ans prénommée Marion, dans des toilettes publiques à Bouguenais, en 2012. Il a été condamné à la plus lourde des peines par la cour d’assises de Loire-Atlantique en novembre 2016. L’audience s’était tenue dans un climat sidérant, l’accusé n’opposant qu’un inaltérable mutisme aux insistantes questions.

Il a renoncé à faire appel

Ses avocats, Mes Carole Le Roux et Olivier Renard, à l’audience comme pendant toute la durée de l’instruction, avaient plaidé l’irresponsabilité pénale de leur client. L’accusé a toujours expliqué avoir répondu à des voix, se prenant pour Dieu ou son envoyé. Des experts s’accordaient sur la réalité de ses troubles psychiatriques, mais divergeaient sur leur gravité.

Dans ces conditions et face au poids de la peine, les avocats avaient convaincu Yannick Luende-Bothelo de faire appel. Il s’y était résolu, mais s’est finalement désisté, d’un simple courrier envoyé de sa cellule d’isolement de Rennes, comme le veut la procédure. Aucun retour en arrière n’est désormais possible.

Ses avocats éprouvent « frustration » et « amertume » . « Annule tout, je ne veux plus aller au procès […] Ce qu’il me faut c’est la mort, pas un procès », a écrit le meurtrier à ses avocats, quelques jours avant de se désister officiellement.

« Il est constant que cet homme présente une pathologique psychiatrique lourde , souligne sa défense. La délicate question du traitement des criminels malades psychiatriques se pose ici. Préférer le cadre carcéral, plutôt que le milieu médical, c’est le choix qui a été fait. C’est un réflexe dont notre société a du mal à se défaire. »

Source : https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/pres-de-nantes-ce-qu-il-me-faut-c-est-la-mort-pas-un-proces-5619061

Lire la suite
Cliquez pour commenter

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



Top News

fr French
X