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Occitanie

En un demi-siècle, le couple et la famille ont changé mais perdurent

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En un demi-siècle, le couple et la famille ont changé mais perdurent

Aujourd’hui, on fait des enfants plus tard, mais autant qu’il y a un demi-siècle. Et, si l’on se marie moins, et si l’on divorce davantage, le couple perdure, sous des formes nouvelles. On vit aussi onze années de plus qu’en 1968. C’est ce qui ressort d’une étude de l’Institut national d’études démographiques (Ined) sur les grandes évolutions démographiques en France depuis un demi-siècle.

Comment a évolué la démographie française ces cinquante dernières années ? L’Institut national d’études démographiques (Ined) s’est penché sur ses grandes évolutions dans un numéro de la publication « Population & Sociétés » rédigé par le chercheur Gilles Pison.

Une espérance de vie en hausse

On peut aujourd’hui espérer vivre onze années de plus qu’en 1967. L’espérance de vie est en effet passée de 71,5 ans à 82,5 ans. Précisément, 79,5 ans pour les hommes et 85,4 ans pour les femmes.

Ces cinquante dernières années, on a gagné en moyenne trois mois d’espérance de vie supplémentaire chaque année. Mais ce rythme a légèrement molli ces dernières années : depuis 2010, on ne gagne plus que deux mois par an.

Il est trop tôt, cependant, pour dire que l’on a atteint un plafond, souligne l’Ined. D’autant plus que l’on a déjà vu ralentir l’évolution de l’augmentation de l’espérance de vie il y a une cinquantaine d’années.

D’une manière générale, les projections des statisticiens ont souvent sous-estimé les progrès de l’espérance de vie. Car elles avaient mal anticipé le recul de la mortalité des adultes et des personnes âgées. Un recul rendu possible par la régression des maladies infectieuses et les succès rencontrés dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires et les cancers.

Autant d’enfants, mais plus tard

Les femmes qui ont aujourd’hui 40 ans ont-elles fait moins d’enfants que leur mère, qui ont procréé dans les années 1970 ? Non, répond l’Ined, même si, globalement, le nombre d’enfant par femme diminue (1,85 en 2017). Les femmes qui ont aujourd’hui 40 ans auront environ 2,05 enfants quand elles auront 50 ans. Comme leur mère née à la fin des années 1940, qui en ont quasiment le même nombre : 2,10.

Seule différence majeure : les femmes font aujourd’hui des enfants beaucoup plus tard, autour de 30,7 ans, contre 26,5 ans en 1977. Mais ce n’est pas la première fois dans l’histoire que les femmes font des enfants après 30 ans. C’est arrivé entre 1916 et 1919, les maternités étant reportées avec le départ des hommes au front pendant la Première guerre mondiale.

Allongement de la durée des études, travail des femmes, diffusion de la contraception, volonté partagée de n’avoir des enfants qu’une fois installés dans la vie : ces différents éléments éclairent le recul de l’âge de la maternité aujourd’hui.

Près de 60 % des enfants naissent hors mariage

En 2016, 58,5 % des enfants sont nés de parents non mariés. Ils n’étaient que 6 % en 1966. On parlait alors de naissance « naturelle » ou « illégitime ». « La norme sociale a depuis évolué », souligne l’Ined, et les enfants qui naissent de parents mariés sont aujourd’hui minoritaires. Par ailleurs, « les naissances hors mariage surviennent désormais le plus souvent au sein de couples stables ».

Le Pacs presque aussi fréquent que le mariage

Le Pacte civil de solidarité (Pacs), instauré en 1999, connaît un succès grandissant. On en a célébré 192 000 en 2016, contre 20 000 en 2001. Presque autant que les mariages : 233 000 ont été célébrés en 2016.

La surprise tient au fait que les couples hétérosexuels se soient beaucoup emparés du Pacs, qui devait initialement permettre aux couples homosexuels de faire enregistrer leur union. Le nombre de Pacs chez les hétérosexuels a beaucoup plus augmenté (x 12 en quinze ans) que chez les homosexuels (x 2). Le Pacs qui unit un couple de même sexe ne représente que 4 % de l’’ensemble des Pacs. On n’en a célébré que 7 000 en 2016.

Et, mariés ou pacsés, la fréquence des ruptures est quasiment la même : près d’un pacs hétérosexuel sur cinq est rompu au bout de six ans, contre près d’un mariage sur sept.

« L’ouverture du mariage aux personnes de même sexe, en 2013, n’a pas modifié les tendances, précise l’Ined. Il y a eu autant de mariages que de Pacs entre personnes de même sexe en 2016 » : autour de 7 000.

Et, si on divorce plus souvent, on se remet souvent en couple ensuite. « Avec l’allongement de la vie, l’union de toute une existence fait place à plusieurs couples successifs pour une part croissante des individus ».

Au final, souligne l’Ined, alors qu’il y a cinquante ans, « l’idée que le couple et la famille avaient fait leur temps était répandue, force est de constater que non seulement, ils n’ont pas disparu, mais que la proportion d’individus vivant en couple est restée à peu près la même ».

Source : https://www.ouest-france.fr/societe/en-un-demi-siecle-le-couple-et-la-famille-ont-change-mais-perdurent-5618753

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