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« Zara-dépendance » en Galice

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« Zara-dépendance » en Galice
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« Zara-dépendance » en Galice

Le groupe espagnol Inditex, qui détient l’enseigne Zara, est le poumon de la région, où près de 10 000 emplois dépendent de son activité. Mais la délocalisation de sa production inquiète.

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Les Catalans ont le Barça. Les Galiciens ont Zara. L’enseigne espagnole d’habillement est à La Corogne, première ville de Galice, ce que le club de football est à Barcelone : une fierté régionale.

Réputé pour son poulpe au piment vert et sa tour d’Hercule, un phare romain qui, au Moyen Age, orientait les navires des pèlerins anglais en chemin pour Saint-Jacques-de-Compostelle, le port de La Corogne, sur la côte Atlantique de l’Espagne, est le fief historique d’Inditex, ce groupe fondé par Amancio Ortega en 1963, douze ans avant l’ouverture de la première boutique Zara au centre de la ville. Le milliardaire, qui détient 59,3 % du capital du groupe coté à Madrid depuis 2001, aurait pu « mille fois » déménager son entreprise, rapporte un cadre. Il n’en a rien été. A 82 ans, la première fortune d’Espagne – son patrimoine est estimé à 56 milliards d’euros – habite toujours sur le port, face à une côte lacérée par les tempêtes du golfe de Gascogne.

Son groupe (162 400 employés dont 50 000 en Espagne) draine 4 800 salariés dans les faubourgs de La Corogne, à Arteixo, sur la zone industrielle Poligono de Sabon, pour concevoir, fabriquer, vendre en ligne et expédier ses collections dans ses magasins à travers le monde.

Tous ceux que le numéro un mondial de l’habillement fascine se résignent à cette quasi-expatriation pour travailler à 13 kilomètres du centre-ville, loin de la folle Barcelone et à une heure d’avion de Madrid, dans des open spaces immaculés de 5 000 mètres carrés.

Parmi les 700 designers, beaucoup sont étrangers ; quarante-six nationalités cohabitent. « Les plus intelligents de la copie » de grandes marques de mode, jure Martine Leherpeur, spécialiste des tendances. Le groupe attire modistes et stylistes, grâce à « de bons salaires », à en croire un cadre, et grâce à des partenariats noués avec la Parsons School de New York ou avec l’école Esmod à Paris. Dans les locaux de Zara, la moyenne d’âge…

Source : http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/03/14/zara-dependance-en-galice_5270500_3234.html

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