Connect with us

Monde

Au Royaume-Uni, le débat sur l’austérité relancé

Publié

le

Au Royaume-Uni, le débat sur l’austérité relancé
édition abonné

Au Royaume-Uni, le débat sur l’austérité relancé

Le budget courant est désormais à l’équilibre. Mais le gouvernement britannique refuse de mettre fin aux coupes budgétaires, malgré les demandes répétées de l’opposition.

Le Monde
|
|

Par


Avec deux ans de retard sur le calendrier initial, le Royaume-Uni a finalement atteint l’objectif qu’il s’était fixé en lançant son grand plan d’austérité en 2010 : le budget courant de l’Etat (hors investissement) est désormais (presque) à l’équilibre. Sur l’année fiscale, d’avril 2017 à mars 2018, son déficit sera de 0,1 % du produit intérieur brut (PIB). Il doit devenir très légèrement positif, à + 0,1 % du PIB lors de l’année 2018-2019.

En présentant mardi 13 mars son bilan économique semestriel, le chancelier de l’Echiquier, Philip Hammond, a salué ce succès : « C’est un tournant dans le rétablissement de cette nation suite à la crise financière. »

En 2010, un déficit stratosphérique

Mais l’annonce a relancé de plus belle le débat sur la nécessité de mettre fin aux coupes budgétaires. « La complaisance [de Philip Hammond] est incroyable, s’est ainsi insurgé John McDonnell, chargé de l’économie au Parti travailliste. La crise des services publics atteint une dimension jamais vue. Est-ce qu’il a écouté les docteurs, les infirmières, les enseignants, les officiers de police, les aides-soignants, et même ses propres conseillers municipaux conservateurs ? Ils lui disent qu’ils ne peuvent plus attendre, qu’il doit agir maintenant. »

Quand le gouvernement conservateur est revenu au pouvoir en 2010, le déficit de l’Etat britannique était stratosphérique, à 10 % du PIB. A l’époque, il ne semblait y avoir guère d’autre choix que d’adopter un plan de rigueur. Les partis politiques ne se battaient que sur la vitesse des coupes à effectuer dans le budget, pas sur leur nécessité.

Huit ans plus tard, la situation est très différente. Le déficit est désormais de 2,2 % du PIB (en comptant les investissements). Le Royaume-Uni continue à emprunter sur les marchés financiers à un taux d’intérêt historiquement bas. Et les conséquences de l’austérité se font sévèrement sentir.

Dans le même…

Source : http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/03/14/au-royaume-uni-le-debat-sur-l-austerite-relance_5270747_3234.html

Lire la suite
Cliquez pour commenter

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



Top News

fr French
X