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Paris Ile-de-France

Portraits croisés de bouquinistes parisiens

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© MaxPPP
Jean-Pierre Mattias est installé à deux pas du pont des Arts. Il est spécialisé dans la vente de bouquins de philosophie et de psychologie. Les quatre boites dans lesquelles sont installés les ouvrages qu’il vend, ont plus d’un siècle.

Jean-Pierre Mattias travaille sur les quais depuis trente ans / © F3
Jean-Pierre Mattias travaille sur les quais depuis trente ans / © F3

Bouquiniste à l’ancienne

“J’ai des boîtes qui ont 100 ans. Elles ont été construites au 19e siècle et y’a encore des ressorts de diligence dedans… Bon c’est vrai que là, elles morflent, elles sont un peu nazes maintenant”. Jean-Pierre est un professeur à la retraite. Marseillais d’origine, il est monté à Paris pour commencer sa deuxième carrière, il y a déjà plus de trente ans. “Ce qui me plait, c’est d’avoir le contact avec tous les gens qui passent. Et même je les aborde. Je ne pourrais pas être libraire. Quand on est libraire, on attend le client dans la librairie, moi je vais chercher le client dans la rue”.

240 bouquinistes exploitent 1.000 boîtes

Christophe est installé sur les quais depuis 2011 / © F3
Christophe est installé sur les quais depuis 2011 / © F3

A quelques dizaines de mètres plus loin, Christophe, un autre bouquiniste possède lui aussi quatre boites. “On a chacun une spécialité, moi je fais de la bande dessinée, mon voisin fait de la cuisine, explique-t-il. Son fonds de commerce, ce sont les éditions anciennes de BD, les comics mais pas seulement… Pour mettre un peu du beurre dans les épinards, il vend aussi des bricoles pour les touristes comme des cartes postales, des porte-clés ou des CD. La réglementation autorise cette pratique mais précise que les bouquinistes ont droit à quatre boîtes maximum dont une seule pour vendre des objets autres que des livres.

Vue sur Notre-Dame

Si la clientèle se rend sur les quais, c’est pour solliciter le rapport humain et la discussion. “On vend des vieilles éditions, des vieux livres. Les gens qui veulent avoir des pièces un peu rares viennent chez nous”. Le plaisir du métier, c’est le contact humain mais aussi l’autonomie.”Ce qui me plait, c’est ce sentiment de liberté… travailler en plein air devant le square du Vert-Galant, le Pont Neuf, Notre-Dame, je trouve que c’est un privilège”.

Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/portraits-croises-bouquinistes-parisiens-1440527.html

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