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Le Puy du Fou s’inquiète d’une loi sur le bénévolat culturel

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Le Puy du Fou s’inquiète d’une loi sur le bénévolat culturel

Un décret et un arrêté relatifs à une loi de 2016 limiteraient strictement la participation des bénévoles à des spectacles culturels à but lucratif. La mesure menace la Cinéscénie et le Puy du Fou, estime le président du Puy du Fou, Nicolas de Villiers.

C’est Philippe de Villiers, créateur du Puy du Fou qui a d’abord réagi dans Le Figaro de ce mercredi 14 mars. Dans cet article, il dénonce une démarche « liberticide » qui met le bénévolat en « liberté conditionnelle ». Il vise là un arrêté du 25 janvier dernier qui permet la mise en application d’une loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de création, à l’architecture et au patrimoine. Elle concerne notamment les bénévoles qui participent à des spectacles vivants à but lucratif.

« Il ne s’agit pas du contenu de la loi à laquelle nous avons été associés mais du contenu du décret et de l’arrêté récent qui sont très différents », précise, pour sa part, le fils, Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou. Il explique que, désormais, un bénévole ne pourrait pas participer « plus de huit fois par an à un même spectacle ».

« Un bénévole ne compte pas ses représentations »

La loi fixe en effet des limites, en nombre et dans le temps, à la participation d’artistes amateurs à des spectacles à but lucratif. Or, au Puy du Fou, il y a 28 représentations de la Cinéscénie par saison et les Puyfolais, bénévoles qui assurent le spectacle, prennent « l’engagement moral » d’être présents à 15 représentations. Nicolas de Villiers dénonce « la mise à mort d’un modèle » et d’un « état d’esprit ». « Un bénévole ne compte pas ses représentations et ne regarde pas sa montre. »

Le Puy du Fou a demandé des précisions au ministère de la Culture sur ce qu’il entend par « spectacle à but lucratif ». Nicolas de Villiers fait valoir que la Cinéscénie et le grand parc sont « deux entités juridiques et géographiques distinctes ». La première est chapeautée par une association à but non lucratif (même si le spectacle est payant), le second est « une société qui emploie 2000 personnes dont 600 intermittents du spectacle ».

Si la Cinéscénie tombe sous le coup de cette loi, « alors le Puy du Fou est mort », tranche Nicolas de Villiers qui dit tout de même être en contact avec le ministère de la Culture et avoir « bon espoir » que la loi ne touche pas aux Puyfolais.

Source : https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/les-herbiers-85500/le-puy-du-fou-s-inquiete-d-une-loi-sur-le-benevolat-culturel-5621322

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