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Ex-espion empoisonné. Washington enfonce Moscou, Paris « coordonne » sa réponse avec Londres

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Ex-espion empoisonné. Washington enfonce Moscou, Paris « coordonne » sa réponse avec Londres

La Russie « est responsable » de l’empoisonnement de Sergueï Skripal, a affirmé, ce mercredi 14 mars, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, lors d’une réunion du Conseil de sécurité convoquée en urgence par Londres. De son côté, la France se donne un peu de temps pour « coordonner » sa réponse avec le Royaume-Uni, d’après le chef de la diplomatie Jean-Claude Le Drian.

Dans ce que l’on appelle déjà « l’affaire Skripal », les Américains ont choisi leur camp. « Nous pensons que la Russie est responsable », a dit Nikki Haley, l’ambassadrice des États-Unis, ce mercredi, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, convoquée en urgence par Londres sur ce dossier brûlant. Il ne s’agit « pas d’un incident isolé », affirme la diplomate. « Les États-Unis sont absolument solidaires du Royaume-Uni », a-t-elle ajouté. C’est la première voix américaine à accuser aussi clairement Moscou sur ce sujet.

« Totale solidarité de la France » au Royaume-Uni

Son homologue français, François Delattre, sans dénoncer directement une responsabilité russe dans l’attaque dont ont été victimes le 4 mars à Salisbury (sud-ouest) Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, a aussi affirmé le « plein soutien » et la « totale solidarité de la France » au Royaume-Uni. Retrouvés inconscients sur un banc, Sergueï Skripal et Ioulia sont hospitalisés dans un état « critique »Un policier a aussi été victime de l’empoisonnement commis au moyen d’un agent neurotoxique.

« La France est solidaire du Royaume-Uni dans ces circonstances d’une extrême gravité, a ajouté, dans la soirée, le ministre des Affaires étrangères Jean-Claude Le Drian, au côté de son nouvel homologue allemand, Heiko Maas. L’attaque perpétrée contre deux ressortissants russes et qui a touché un policier britannique a été exécutée chez notre allié avec un agent neurotoxique de qualité militaire développé en secret par la Russie soviétique dans les années 70 ».

« Le régime de non-prolifération des armes chimiques est remis en cause »

« À ce stade, j’observe que sont en jeu, premièrement, la sécurité de l’un de nos principaux alliés, deuxièmement, la sécurité européenne et la nôtre face à une action faisant usage pour la première fois d’un agent chimique létal développé clandestinement. Troisièmement, le régime international de non-prolifération des armes chimiques incarné par la convention d’interdiction des armes chimiques de Paris de 1993 est remis en cause », a poursuivi le chef de la diplomatie française. Tout en faisant part de sa « confiance dans les investigations que conduisent nos partenaires britanniques ».

Et la réponse à apporter aux Russes alors ? « Dans les heures qui viennent, la France sera au plus haut niveau en contact avec les autorités britanniques pour coordonner notre réponse ». Une réponse dont l’entourage du ministre s’est refusé à préciser la teneur.

La Russie attend des « preuves irréfutables »

Plus tôt dans la journée, la Première ministre britannique Theresa May a annoncé une série de sanctions contre la Russie, dont l’expulsion de 23 diplomates et le gel des contacts bilatéraux, jugeant Moscou « coupable » de l’empoisonnement d’un ex-espion russe sur son sol.

De son côté, le représentant russe lors de la réunion d’urgence Vassily Nebenzia, a réfuté toute culpabilité russe. « Sans la fourniture de preuves irréfutables, nous n’avons pas à nous justifier », a asséné le diplomate, en déplorant que « la présomption d’innocence soit supplantée par la présomption de culpabilité ». « Nous ne sommes pas impliqués, la Russie n’a rien à voir avec cet événement », a-t-il insisté, en dénonçant une « guerre de propagande » pour « instrumentaliser l’opinion publique ».

Il a ensuite avancé que Londres avait refusé un accès à des échantillons des produits chimiques incriminés. « Nous n’acceptons pas qu’on s’adresse à nous sur ce ton », a-t-il souligné. Jugeant « inacceptables » et « irresponsables » les accusations britanniques.

La France, le Koweït et la Guinée Équatoriale ont également profité de la réunion publique du Conseil de sécurité pour réclamer de nouvelles avancées contre le recours aux armes chimiques dans le monde.

Source : https://www.ouest-france.fr/monde/etats-unis/ex-espion-empoisonne-les-etats-unis-enfoncent-la-russie-5621474

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