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La Nasa s’apprête à lancer son télescope chasseur de planètes habitables

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La Nasa s’apprête à placer en orbite un nouveau télescope spatial ultra-perfectionné, baptisé Tess. Pendant deux ans, celui-ci va sonder notre proche univers afin d’y détecter des exoplanètes, voire des exoterres. Autrement dit des mondes habitables, où la vie est possible. Une pure utopie ? Pas du tout : les scientifiques espèrent trouver plusieurs milliers de ces planètes prometteuses. Explication.

Sommes-nous seuls dans l’Univers ? Y a-t-il d’autres formes de vie ailleurs ? Ces questions sont anciennes, à la croisée de la science, de la philosophie et de la religion. À ceci près qu’aujourd’hui – en tout cas depuis une vingtaine d’années – la science commence à apporter quelques réponses formelles.

La Nasa doit lancer, ce lundi soir, son nouveau télescope spatial en quête de planètes de taille terrestre susceptibles, peut-être, d’abriter la vie. Le Transiting Exoplanet Survey Satellite (TESS) doit être propulsé dans l’espace à 18 h 32 (22 h 32 GMT) par une fusée Falcon 9 de Space X depuis Cap Canaveral, en Floride, si les conditions météo le permettent. Le prix de cette mission de deux ans s’élève à 337 millions de dollars.

La recherche de mondes « habitables » en orbite autour d’étoiles loin de notre système solaire va d’ailleurs s’intensifier avec le lancement, mi-avril par la Nasa, d’un engin qui, espèrent les scientifiques, permettra d’élargir le catalogue d’exoplanètes déjà découvertes. Exoplanètes ? Si vous préférez, de planètes situées en dehors de notre système solaire, dont on peut supposer – puis vérifier – qu’elles soient compatibles avec la vie. Voire qu’elles soient tellement proches de notre planète qu’on puisse les baptiser exoterre.

Pas plus gros qu’un réfrigérateur

Ce nouveau télescope spatial n’est pas plus gros qu’un réfrigérateur, mais renfermant ce qui se fait de mieux en matière de technologie. Tess vise à poursuivre l’oeuvre engagée par son prédécesseur, le télescope spatial Kepler, qui a repéré la majeure partie des 3 500 exoplanètes répertoriées depuis les toutes premières découvertes en 1995.

Des scientifiques de la Nasa vérifient une dernière fois le télescope spatial Tess avant son lancement, prévu mi-avril au Centre spatial Kennedy, en Floride. | NASA / REUTERS

La Nasa attend de Tess qu’il détecte des milliers d’autres exoplanètes, dont peut-être des centaines ayant une taille voisine de la Terre, ou en tout cas pas plus de deux fois celle de notre planète.

De telles planètes passent pour avoir les plus grandes chances de disposer de surfaces telluriques ou d’océans, par opposition avec les géantes gazeuses comme Jupiter ou Neptune.

Tess va observer 200 000 étoiles

Il faudra au nouveau télescope dans les 60 jours pour atteindre son orbite fortement elliptique, qui verra Tess osciller entre la Terre et la Lune.

Kepler est tombé en panne en 2013, après quatre ans d’activité, connaissant alors un dysfonctionnement d’un mécanisme qui lui permettait de pointer dans une direction donnée de la voûte céleste. Et même si les scientifiques ont trouvé moyen de le maintenir en activité, il n’a pratiquement plus de combustible.

« Aussi est-ce le bon moment pour lancer Tess et continuer l’intense activité de recherche de planètes autour d’étoiles autres que notre soleil », explique Paul Hertz, directeur des services d’astrophysique à la Nasa.

Des planètes visibles à l’oeil nu ?

« Il y a encore quelques décennies, l’idée de trouver des planètes habitables était un pur fantasme […] Les êtres humains se sont toujours demandé si nous étions seuls dans l’univers, et jusqu’il y a 25 ans les seules planètes que nous connaissions étaient les huit de notre système solaire », a-t-il ajouté dimanche soir, à la veille du lancement. « Mais depuis, nous avons trouvé des milliers de planètes en orbite autour d’autres étoiles, et nous pensons que toutes les étoiles de notre galaxie doivent avoir leur propre famille de planètes. »

« On pourrait même trouver des planètes dans l’orbite d’étoiles qu’on peut voir à l’oeil nu », a déclaré à la presse Elisa Quintana, chercheuse sur le programme TESS. « Dans les toutes prochaines années, on pourra probablement sortir et pointer une étoile tout en sachant qu’elle a une planète ».

Tess est doté de panneaux solaires et de quatre caméras chargées d’observer 200 000 étoiles relativement proches de nous, et de ce fait parmi les plus brillantes, pour déceler d’éventuelles planètes en orbite autour d’elles. Comme Kepler, Tess aura recours à une méthode de détection appelée « photométrie de transit » – pour faire court, en observant la diminution de la lumière d’une étoile quand une planète passe entre elle et nous. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

Source : https://www.ouest-france.fr/sciences/espace/nasa/la-nasa-va-lancer-mi-avril-un-telescope-spatial-pour-trouver-de-la-vie-sur-d-autres-planetes-5661153



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