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Occitanie

Frappes en Syrie, SNCF, NDDL, voile… Ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron

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Le chef de l’État a été interrogé plus de deux heures trente, hier soir, par Jean-Jacques Bourdin (BFMTV, RMC) et Edwy Plenel (Mediapart). Les sujets d’actualité ne manquaient pas. Retour sur les principales déclarations du chef de l’État.

Près d’un an après son accession à l’Élysée, Emmanuel Macron était hier soir l’invité de BFMTV et Mediapart. Face à un Jean-Jacques Bourdin et un Edwy Plenel aussi pugnaces qu’annoncé, le chef de l’État s’est montré combatif et a surtout eu à cœur de justifier une politique loin de faire l’unanimité auprès des Français. Retour sur ses principales déclarations.

Syrie : « place à la négociation »

« Nous avons réussi l’opération sur le plan militaire » en Syrie, a affirmé le chef de l’État deux jours après les frappes menées par la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne contre des sites de production d’armes chimiques du régime de Bachar al-Assad. « Ses capacités de production d’armes chimiques ont été détruites » et « c’est la communauté internationale qui est intervenue ».

Emmanuel Macron a dit sa volonté d’œuvrer pour la paix malgré ces attaques. « Mon objectif, c’est de pouvoir au moins convaincre les Russes et les Turcs de venir autour de cette table de négociation. » Il assure que la France a convaincu le président américain Donald Trump de « rester dans la durée » en Syrie, alors qu’il avait récemment manifesté son intention de désengager ses troupes de ce pays.

NDDL : « La République a besoin d’ordre »

« Il y a plus d’une soixantaine de gendarmes blessés, c’est inadmissible. Je crois en l’ordre républicain. Il y a une phase de négociation dans le cadre républicain mais, pour le reste, l’ordre sera fait parce que la République a besoin d’ordre » a déclaré le chef de l’État. Pour lui, la « colère » des opposants à l’évacuation de la Zad de Notre-Dame-des-Landes n’est « pas légitime ».

« Tout ce qui devra être évacué le sera » sur la Zad, à l’issue du nouveau délai de régularisation laissé par le gouvernement aux occupants illégaux a prévenu Emmanuel Macron pour qui la « colère » des opposants à l’évacuation de la Zad de Notre-Dame-des-Landes n’est « pas légitime ».

SNCF : « Reprise progressive de la dette »

Emmanuel Macron s’est engagé à ce que l’entreprise ferroviaire demeure « 100 % publique ». Le président a par ailleurs confirmé que l’État reprendrait « progressivement » une partie de la dette de la SNCF quand le groupe serait réformé, sans toutefois avancer de montant. « Oui, à partir du 1er janvier 2020, l’État reprendra progressivement de la dette » de SNCF Réseau, qui devrait alors atteindre une cinquantaine de milliards d’euros.

Emmanuel Macron dit vouloir avant tout « moderniser » la SNCF, « moins performante que ses grands voisins ».

Universités : « Des étudiants minoritaires »

Emmanuel Macron est revenu sur le blocage des certaines universités : « Ce que je constate, c’est que dans toutes les universités aujourd’hui où il y a des amphis paralysés, des violences parfois au demeurant inadmissibles, les étudiants sont bien souvent minoritaires, ce sont des groupes qui ne sont pas des groupes étudiants qui viennent et ce sont ceux dont j’ai dit » qu’ils étaient « des professionnels du désordre ».

« Jamais les forces de l’ordre n’interviennent sans la demande du président de l’université, avec l’indépendance qui est la sienne », a poursuivi Emmanuel Macron, excluant une intervention immédiate sur le site de Tolbiac.

Le voile : « Pas une réponse univoque »

Interrogé sur des propos du ministre de l’Éducation, qui estime qu’un parent accompagnant ne devrait « normalement » pas porter de signe religieux, par exemple le voile pour une mère, M. Macron a qualifié cette position de « conviction personnelle » de Jean-Michel Blanquer.

Le chef de l’État a indiqué qu’il fallait faire un distinguo. Pour le cas des « mamans accompagnatrices hors de l’école qui peuvent avoir un foulard » : « si elles sont en responsabilité pour l’école, elles n’ont pas à porter le foulard parce qu’elles sont sous la laïcité de l’État, si elles sont en fonctionnaires, en quasi-fonctionnaires ou en collaborateurs occasionnelles du service public, elles ne peuvent pas porter le foulard ».

« Si elles sont dans un cadre qui est à côté de cela, elles sont citoyennes, elles ont leur identité, elles sont là et la société elle n’est pas laïque et leur permet d’avoir le voile », a-t-il dit. « Le sujet du voile est très important », a-t-il dit mais « je n’ai pas une réponse univoque sur ce point ».

Concernant la lutte contre la radicalisation, Emmanuel Macron considère qu’il s’agit là de « l’un des grands défis de notre nation ». Pour cela, il faut « interdire l’activité » de ceux qui promeuvent un islamisme radical. Par exemple en « fermant » les écoles privées hors contrats, ou les mosquées.

« Pas de nouveaux impôts »

Alors que la hausse de la CSG fait toujours autant grincer les dents des retraités, Emmanuel Macron l’a assuré : « Il n’y aura pas de création d’un nouvel impôt local, ni d’un impôt national, il n’y aura pas d’augmentation de la pression » fiscale.

Source : https://www.ouest-france.fr/politique/emmanuel-macron/syrie-sncf-notre-dame-des-landes-voile-ce-qu-il-faut-retenir-de-l-interview-d-emmanuel-macron-5698970



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