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Faits Divers

Montpellier : après les saccages, un homme condamné à trois mois de prison ferme

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Sur les 51 personnes interpellées samedi, 43 avaient été placées en garde à vue, selon les chiffres donnés par la Préfecture dans la matinée dimanche. La manifestation, qui avait rassemblé entre 1.000 et 2.000 personnes samedi à Montpellier, avait été le théâtre d’affrontements : environ 200 militants, le visage dissimulé, s’étaient directement confrontés aux policiers, déployés en nombre.

Des projectiles – notamment des bombes de peinture et des fumigènes rouges – ont été tiré vers les dizaines de policiers et CRS déployés qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes et ont de fait, barré le parcours initialement prévu pour la manifestation. Les dégâts ont été causés à divers commerces – banques, agences immobilières ou magasins de téléphonie – en marge de la manifestation

Cette manifestation antigouvernementale réunissait notamment de jeunes anarchistes, des opposants à la loi Vidal sur l’accès à l’université, des militants défendant les droits des migrants ou des opposants à la dispersion de la Zad de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).

Ces interpellations et gardes à vue sont de “pure com'”, avait regretté Me Mazas: “Ces personnes, dont deux membres de l’équipe légale de la LDH, ont été arrêtées totalement au hasard, plus de deux heures après les dégradations commises en marge de la manifestation, et à deux km des dégradations”.

Un report au 14 mai

Les deux hommes ont 24 et 31 ans. Le plus jeune demande un délai pour sa défense. Il a été vu par les forces de l’ordre avec un pavé dans la main.  Il lui est aussi reproché d’avoir résisté violemment lors de son interpellation. Etudiant en lettres modernes à la faculté des lettres de l’université Paul Valéry, il nie les faits qui lui sont reprochés.

“Il faut que chaque personne soit jugée pour ce qu’elle a fait et uniquement ce qu’elle a fait, c’est pourquoi j’ai souhaité disjoindre les deux dossiers,” explique Sébastien Etcheverrigaray, son avocat. Le tribunal reporte son procès au 14 mai et le place en attendant sous contrôle judiciaire alors que le procureur de la République demandait son placement en détention provisoire.

 

Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/montpellier-apres-saccages-homme-condamne-trois-mois-prison-ferme-1459575.html



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