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Président Trump, an II : l’embardée du général Kelly

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Président Trump, an II : l’embardée du général Kelly

La gestion catastrophique du cas d’un collaborateur accusé de violences conjugales par le secrétaire général de la Maison Blanche illustre la fragilité des « adultes responsables » supposés encadrer le président américain.


On ne peut plus compter sur personne. Pas même sur un général quatre étoiles à la retraite, tout en angles, camouflé sous un costume de ville. Propulsé en juillet 2017 secrétaire général de la présidence américaine, John Kelly, pur produit de la caste des marines, avait pour mission de transformer une pétaudière en Maison Blanche de compétition. Chicanes à l’entrée du bureau Ovale pour stopper le ballet des intrigants. Réquisition des téléphones portables du petit personnel pour éviter les « fuites ». Pas le sergent Hartman, mais presque.

Sauf que pas du tout. Pendant qu’à Wall Street l’indice Dow Jones perdait en une semaine 10 % de sa valeur et que le Congrès adoptait dans la douleur un budget astronomique, la Maison Blanche de John Kelly a passé une bonne partie de son temps à réciter à l’envers le bréviaire de la gestion de crise à propos de la démission d’un de ses bras droits.

Acte I : défense sans états d’âme de Rob Porter, accusé de violences physiques et psychologiques contre ses deux premières épouses, ce qu’il nie. Acte II : rétropédalage brutal après la diffusion d’une photo du visage tuméfié de la première femme à l’époque des faits. Acte III : tentative de réécriture de l’histoire pour gommer l’embardée initiale.

La révélation de la liaison de Rob Porter avec la directrice de la communication de la Maison Blanche, Hope Hicks, manifestement impliquée dans la première réaction, n’a rien arrangé. Enfin, vendredi, un second conseiller, David Sorensen, chargé de la rédaction de discours, a également démissionné pour des faits similaires.

Discours à géométrie variable

Il est vite apparu que le secrétaire général ne pouvait rien ignorer de son adjoint. Pour la bonne raison que ce dernier n’avait pu obtenir les accréditations de sécurité requises lors de sa nomination, manifestement du fait de ces antécédents dont la police fédérale (FBI) avait retrouvé la trace. Rob Porter avait dû se contenter d’un blanc-seing provisoire….

Source : http://www.lemonde.fr/chroniques-de-la-presidence-trump/article/2018/02/11/president-trump-an-ii-l-embardee-du-general-kelly_5255016_5077160.html

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