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Brexit : les Britanniques, écartés de Galileo, envisagent de lancer un projet concurrent

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Brexit : les Britanniques, écartés de Galileo, envisagent de lancer un projet concurrent

Les entreprises britanniques sont exclues des appels d’offres du programme européen pour sa partie secret défense. Le gouvernement de Theresa May proteste.

Le Monde
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Theresa May, la première ministre britannique, à Londres le 2 mai.

Le ton continue de monter entre Londres et Bruxelles sur Galileo, le système européen de satellites de géolocalisation. Furieux de voir ses entreprises écartées de certains appels d’offres, à cause du Brexit, le Royaume-Uni menace de lancer son propre système concurrent. Le 2 mai, la première ministre, Theresa May, a annoncé qu’elle mettait « à l’étude le développement d’un système de navigation par satellites britannique ». Le 3 mai, la Chambre des communes s’est emparée du sujet, les députés s’inquiétant des répercussions pour la filière spatiale britannique, qui représente 40 000 emplois et 14 milliards de livres (16 milliards d’euros) de chiffre d’affaires.

La relation du Royaume-Uni avec Galileo est un condensé du Brexit. Dans les années 1990, le gouvernement britannique était très hésitant à rejoindre ce projet, concurrent du GPS américain. Le ministère de la défense craignait de fâcher ses partenaires de Washington. Progressivement, les Britanniques ont pourtant accepté d’y collaborer et ont financé 12 % du projet (et obtenu 15 % des contrats, en valeur). Aujourd’hui, Galileo est presque opérationnel : vingt-deux des trente satellites ont déjà été lancés, et tous le seront d’ici à 2020. Mais maintenant que le Brexit arrive, les entreprises britanniques se retrouvent exclues des appels d’offres classés secret défense. Et voilà que le Royaume-Uni est furieux. De collaborateur récalcitrant, il est devenu demandeur.

L’affaire a éclaté en janvier. Si Galileo est presque opérationnel, il reste de nombreux contrats à passer, notamment pour gérer sa partie la plus sensible : le « signal public régulé » (PRS dans son acronyme anglais). Celui-ci, confidentiel, sera réservé au secteur de la défense et est censé continuer à fonctionner même en cas de brouillage par une force ennemie.

Les entreprises britanniques qui voulaient y participer ont découvert qu’une « clause Brexit » les excluait. Seules peuvent être candidates celles qui…

Source : http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/05/08/brexit-les-britanniques-ecartes-de-galileo-envisagent-de-lancer-un-projet-concurrent_5296015_3234.html



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