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Les effectifs étudiants pourraient croître de 65.000 à la rentrée

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Les effectifs étudiants pourraient croître de 65.000 à la rentrée

Le nombre d’étudiants pourrait augmenter au total de 65.000 à la prochaine rentrée, prévoit une note d’information du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (Mesri) publiée le 30 avril

“Une hausse substantielle des nouveaux inscrits dans l’enseignement supérieur est attendue en 2018 afin d’absorber le boom démographique intervenu en l’an 2000”, précise-t-elle. 

Cette hausse concernerait notamment l’enseignement supérieur public. À la rentrée, 28.300 étudiants supplémentaires s’inscriraient pour la première fois à l’université (15.000, soit +5,5%), en IUT (3.600, soit +6,9%), en classe préparatoire aux grandes écoles (2.800 ou +6,6%) ou en section de technicien supérieur (6.800, soit + 5,3%). 

Une évolution conjuguée aux effectifs des années précédentes 

Cette forte évolution en première sera “conjuguée aux effets cumulés des augmentations d’entrée dans l’enseignement supérieur les années précédentes” et se traduira donc “par une progression substantielle du nombre total des inscriptions dans l’enseignement supérieur”. 

Autrement dit, en raison de la poursuite des études des élèves déjà entrés dans l’enseignement supérieur, on pourrait observer en 2018 une augmentation de 34.000 étudiants inscrits à l’université (+2,2%). Les effectifs en licence devraient augmenter de 25.200 étudiants (+3,0%), ceux en master de 10.100 étudiants (+1,7%) tandis que ceux en doctorat diminueraient d’environ 1.000 (-2,2%). 

“La hausse serait de 65.000 sur l’ensemble de l’enseignement supérieur”, indique la note qui compte aussi les filières non-universitaires.

Inquiétudes avec Parcoursup, mais le gouvernement assure “anticiper” le choc démographique 

Pour que ces prévisions se réalisent, encore faut-il qu’il y ait assez de places. Les inquiétudes se sont accrues à ce sujet avec la loi sur l’orientation et la réussite des étudiants. Mais le gouvernement se veut rassurant

Lors d’une conférence de presse mercredi 25 avril 2018 à l’issue d’un entretien avec la CPU (Conférence des présidents d’université) et la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal, Edouard Philippe avait esquissé les perspectives d’une augmentation des places dans les filières les plus demandées sur Parcoursup par les lycéens.

“Nous l’avons toujours dit, sur la base des vœux formulés par les candidats, nous accompagnerons les établissements pour créer des places supplémentaires là où il en faut”, avait souligné le Premier ministre, citant les filières de BTS et de DUT et les licences universitaires. 

“Le choc démographique a été mal anticipé par les gouvernements antérieurs. Ce gouvernement ne va pas commettre la même erreur. Je souhaite que, dans le dialogue, nous identifiions les besoins en encadrement et en accompagnement pour permettre à la réforme de se mettre en place dès maintenant dans les meilleures conditions, puis de monter en puissance dans les années qui viennent”, avait encore insisté Edouard Philippe. 

Pour se faire, le gouvernement assure par ailleurs avoir d’ores et déjà dégagé 13 millions d’euros en 2018 afin de financer la création de 19.000 places supplémentaires. D’autres “moyens” devraient être alloués aux établissements pour qu’ils puissent “ajuster à la hausse les capacités dans les filières les plus demandées”. Leur montant ne sera en revanche pas arrêté avant la fin du mois de juin. 

Un manque de “moyens humains” à la rentrée? 

Dans sa note, le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (Mesri) présente trois scénarios possibles pour la rentrée 2018. Le scénario A est “fondé sur l’absence de contraintes de capacité”. 

En revanche, l’hypothèse émise par le scénario B, dit “contrait”, est que “les capacités d’accueil sont accrues mais ne parviennent pas immédiatement à absorber les nouveaux entrants parce qu’en dépit des financements obtenus par les établissements, les moyens humains d’enseignement nécessaires ne parviennent pas, d’emblée, à être rassemblés.” 

Ce scénario peut aussi refléter, toujours selon l’étude, “une évolution des comportements et des préférences des bacheliers liée au nouveau contexte de Parcoursup (nouvelle procédure, diffusion systématique des informations statistiques sur la réussite dans les filières)”.

Pas “d’absorption du choc démographique” à la rentrée?

Enfin, le ministère prévoit un scénario C, appelé “annoncé” car “en cohérence avec les annonces d’ouverture de places supplémentaires en prévision des prochaines rentrées chargées”. Il suppose que “les moyens nécessaires à l’absorption du choc démographique ne sont pas présents dès 2018 dans toutes les filières”. 

Dans les filières sélectives, l’évolution prévue varie donc d’un scénario à l’autre. Selon le scénario C, les effectifs en section de technicien supérieur (STS) se limiteraient à 2.200 places supplémentaires. Or, selon le scénario A “non contraint”, la hausse des étudiants dans cette filière serait en fait de 6.800. 

Un “ajustement” est néanmoins envisagé à l’horizon 2020 grâce au “tassement” des évolutions démographiques. La projection à long terme conduit toutefois au nombre de  2.937.000  étudiants en 2026, soit 327.000 inscriptions de plus qu’en 2016 (+13%). L’augmentation concernerait notamment les effectifs des formations d’ingénieurs non-universitaires (+22%).



Source : http://www.bfmtv.com/societe/les-effectifs-etudiants-pourraient-croitre-de-65-000-a-la-rentree-1441300.html

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