Dans la nuit du 13 au 14 février 2026, plusieurs événements majeurs ont marqué l'actualité internationale. Entre une attaque terroriste à Paris, une décision judiciaire au Royaume-Uni et une crise politique au Pérou, voici un tour d'horizon des informations clés.
Attaque terroriste sous l'Arc de Triomphe à Paris
Un homme armé d'un couteau a tenté d'attaquer plusieurs gendarmes participant au ravivage quotidien de la flamme de la tombe du soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe à Paris, vendredi soir. Un des gendarmes a ouvert le feu, neutralisant l'assaillant, qui est décédé plus tard des suites de ses blessures. Le parquet national antiterroriste (Pnat) s'est saisi de l'affaire et a ouvert une enquête.
L'assaillant, un Français né en 1978 dans les Yvelines, était fiché S pour radicalisation. Il avait été condamné en Belgique à 17 ans de prison pour avoir tenté de tuer deux policiers dans la banlieue de Bruxelles en juin 2012. Il avait purgé l'essentiel de sa peine en France et avait été libéré le 24 décembre 2025, avec l'obligation de pointer tous les jours au commissariat.
Depuis Munich, où il participait à la conférence sur la sécurité, Emmanuel Macron a félicité les gendarmes pour leur réaction rapide, saluant leur capacité à stopper cette attaque terroriste.
Royaume-Uni : interdiction jugée disproportionnée d'un groupe pro-palestinien
La justice britannique a estimé vendredi que le groupe pro-palestinien Palestine Action ne devrait pas être interdit en vertu des lois antiterroristes. La Haute Cour de Londres a jugé que l'interdiction prononcée par le gouvernement était disproportionnée et illégale, portant atteinte au droit de manifester. Les magistrats ont observé que la plupart des activités du groupe n'avaient pas atteint le niveau requis pour être qualifiées de terrorisme.
La ministre de l'Intérieur, Shabana Mahmood, a annoncé qu'elle ferait appel de cette décision. Cette affaire illustre les tensions persistantes autour des droits de manifestation et des mesures antiterroristes au Royaume-Uni.
Pérou : crise politique et motion de censure contre le président par intérim
À deux mois de l'élection présidentielle, le Parlement péruvien se réunira en session plénière extraordinaire le 17 février pour examiner une motion de censure contre le président par intérim José Jerí. Ce dernier est visé par deux enquêtes judiciaires pour trafic d'influence aggravé et parrainage illégal d'intérêts.
José Jerí, qui a succédé à Dina Boluarte destituée en octobre dernier après une vague de manifestations contre l'insécurité, est le septième président en dix ans dans un pays marqué par une instabilité politique chronique. Cette motion de censure pourrait encore aggraver la crise politique au Pérou.
Perspectives et éléments à suivre
Les prochains jours seront cruciaux pour suivre l'évolution de ces événements. En France, les résultats de l'enquête sur l'attaque terroriste de Paris seront particulièrement attendus. Au Royaume-Uni, la décision de la Haute Cour et les éventuels appels pourraient avoir des répercussions sur les droits de manifestation. Au Pérou, la motion de censure contre José Jerí pourrait marquer un tournant dans la crise politique du pays.
Les conséquences de l'attaque terroriste à Paris pourraient inclure un renforcement des mesures de sécurité et des débats sur la radicalisation et la lutte antiterroriste en France. Les résultats de l'enquête en cours seront également déterminants pour comprendre les motivations de l'assaillant et les éventuelles failles dans le système de surveillance.
La décision de la Haute Cour britannique est importante car elle remet en question la légalité et la proportionnalité des mesures antiterroristes prises par le gouvernement. Elle pourrait également influencer les futures décisions judiciaires concernant les droits de manifestation et les restrictions imposées aux groupes activistes.
La motion de censure contre José Jerí au Pérou est cruciale car elle pourrait entraîner sa destitution et aggraver la crise politique dans un pays déjà marqué par une instabilité chronique. Les résultats de cette motion pourraient également influencer les prochaines élections présidentielles et les réformes politiques nécessaires pour stabiliser le pays.
