Un héritage économique désastreux

Le Bangladesh se retrouve aujourd'hui avec une économie en lambeaux, un défi de taille pour le nouveau gouvernement issu des récentes élections législatives. L'ère de l'ancienne première ministre Sheikh Hasina, renversée par un coup d'État militaire en octobre 2024, laisse derrière elle un bilan économique catastrophique. Promettant une croissance fulgurante grâce aux exportations textiles, son mandat s'est soldé par une flambée du chômage et un effondrement financier.

Un secteur textile en crise

Le secteur textile, pilier de l'économie bangladaise, est particulièrement touché. Les exportations, qui représentaient près de 80 % des revenus du pays, ont chuté de manière spectaculaire. Selon les données du Bureau des statistiques du Bangladesh, les exportations textiles ont diminué de 30 % en 2025 par rapport à l'année précédente. Cette baisse s'explique par la perte de marchés clés en Europe et aux États-Unis, en raison de la concurrence accrue et des tensions commerciales.

Une situation sociale alarmante

Côté social, la situation est tout aussi préoccupante. Le taux de chômage a atteint des niveaux records, dépassant les 10 % de la population active en 2025. Les jeunes, en particulier, sont les plus touchés, avec un taux de chômage juvénile frôlant les 25 %. Les manifestations et les grèves se multiplient, reflétant la colère et le désespoir d'une population en quête de solutions.

Un effondrement financier

Sur le plan financier, la situation est tout aussi critique. La monnaie locale, la taka, a perdu près de 40 % de sa valeur face au dollar américain depuis 2024. Cette dépréciation monétaire a entraîné une hausse des prix des produits de première nécessité, aggravant la situation des ménages les plus pauvres. Les réserves de change du pays ont également fondu, passant de 42 milliards de dollars en 2023 à seulement 15 milliards en 2025.

Les défis du nouveau gouvernement

Le nouveau gouvernement, dirigé par le Parti nationaliste bangladais, a hérité de cette situation économique désastreuse. Parmi ses priorités figurent la relance du secteur textile, la création d'emplois et la stabilisation de la monnaie. Cependant, les défis sont immenses, et les observateurs s'interrogent sur la capacité du nouveau gouvernement à redresser la barre. Autant dire que les mois à venir s'annoncent cruciaux pour le Bangladesh.

Perspectives et enjeux

Face à cette crise économique, le Bangladesh doit également faire face à des enjeux géopolitiques majeurs. Le pays est pris en étau entre l'Inde, son voisin puissant, et la Chine, qui a investi massivement dans les infrastructures bangladaises. La nouvelle administration devra naviguer habilement dans ce contexte pour attirer les investissements étrangers et relancer l'économie.

La crise économique au Bangladesh est le résultat de plusieurs facteurs, notamment la perte de marchés clés dans le secteur textile, la dépréciation de la monnaie locale, et la gestion économique controversée de l'ancien gouvernement. La concurrence accrue et les tensions commerciales ont également joué un rôle majeur dans cette situation.

Le nouveau gouvernement bangladais prévoit de relancer le secteur textile, de créer des emplois et de stabiliser la monnaie. Des réformes économiques et des mesures d'austérité sont également à l'ordre du jour pour redresser la situation financière du pays.

Le Bangladesh doit naviguer entre les influences de l'Inde et de la Chine, deux puissances régionales. Attirer les investissements étrangers et maintenir des relations équilibrées avec ses voisins sont parmi les principaux défis géopolitiques du pays.

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