Vous bossez dans un métier usant ? Surtout si vous avez plus de 50 ans, ce compte professionnel de prévention (C2P) pourrait bien vous sauver la mise. Et non, ce n'est pas un énième gadget administratif. Explications.

Un compte pour éviter de finir en miettes

Imaginez : vous avez passé 20 ans à soulever des cartons, à rester debout toute la journée ou à respirer des produits chimiques. Résultat des courses, votre corps commence à tirer la sonnette d'alarme. C'est là que le C2P entre en jeu.

Ce système, mis en place en 2022, attribue des points aux salariés exposés à des conditions de travail difficiles. (Oui, on parle bien de reconnaissance concrète, pas juste de mots gentils dans votre évaluation annuelle.)

Le but ? Vous permettre de partir plus tôt à la retraite, de vous former pour changer de métier ou même de réduire votre temps de travail. Autant dire que c'est une vraie bouffée d'oxygène pour tous ceux qui ont usé leur santé au travail.

Comment ça marche ?

Chaque année, selon votre exposition aux risques, vous cumulez des points. (Et non, ce n'est pas comme les points de fidélité en supermarché.)

Par exemple, si vous travaillez de nuit, si vous êtes exposé à des produits toxiques ou si vous portez des charges lourdes, vous en gagnez plus. Plus vous avez de points, plus vous avez de choix pour les utiliser.

Le truc, c'est que ces points ne sont pas éternels. Il faut les utiliser avant vos 70 ans. (Oui, on sait, ça fait jeune, mais bon, c'est la règle.)

Et concrètement, à quoi ça sert ?

Avec vos points, vous pouvez :

  • Financer une formation pour vous reconvertir
  • Partir plus tôt à la retraite
  • Réduire votre temps de travail

C'est un peu comme un compte épargne, mais pour votre santé et votre avenir professionnel. (Enfin, un système qui pense à vous, ça change !)

Qui est concerné ?

Tous les salariés du privé sont concernés, mais attention, pas de la même manière. Tout dépend de votre exposition aux risques.

Par exemple, un infirmier qui fait des nuits aura plus de points qu'un comptable qui travaille de 9h à 17h. (La vie est injuste, mais au moins, là, c'est reconnu.)

Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce système est bien plus juste que l'ancien. Avant, c'était le bazar : chaque entreprise avait ses propres règles. Maintenant, c'est clair et transparent. (Enfin, presque.)

D'après nos confrères de Capital, près de 10 millions de salariés pourraient être concernés. Autant dire que ça fait du monde.

Et après ?

Le C2P, c'est bien, mais est-ce que ça suffit ? On pourrait se demander si ce système va vraiment changer la donne pour les métiers les plus usants.

Difficile de dire avec certitude si ça va suffire à convaincre les salariés de rester plus longtemps dans leur entreprise. (Surtout si les conditions de travail ne s'améliorent pas.)

Une chose est sûre, c'est un premier pas. Et comme on dit souvent, le mieux est l'ennemi du bien. Alors, profitons de ce qui existe déjà avant de réclamer plus.

Et vous, vous en pensez quoi ? Vous avez déjà entendu parler du C2P ?

Pour savoir si vous êtes éligible, il faut regarder votre fiche de paie ou demander à votre service des ressources humaines. Vous y trouverez les informations sur votre exposition aux risques et le nombre de points que vous avez accumulés.

Le nombre de points dépend de votre exposition aux risques. Par exemple, si vous travaillez de nuit, vous pouvez gagner jusqu'à 8 points par an. Si vous êtes exposé à des produits chimiques, c'est 4 points par an. Plus vous êtes exposé, plus vous gagnez de points.

Si vous n'avez pas assez de points pour partir plus tôt à la retraite ou pour financer une formation, vous pouvez toujours négocier avec votre employeur. Par exemple, vous pourriez demander une réduction de votre temps de travail ou une formation financée par l'entreprise.