Capri, perle de la Méditerranée, s'apprête à changer la donne pour les touristes. Dès l'été prochain, finis les grands groupes envahissant ses ruelles et ses criques pittoresques. Une décision qui pourrait bien redonner un peu de souffle à cette île saturée.
Des mesures drastiques pour un tourisme durable
Ce n'est plus un secret pour personne : le surtourisme étouffe Capri. Pour y remédier, l'île italienne va interdire l'accès aux groupes de plus de 40 personnes. Et ce n'est pas tout : pour les groupes de plus de 20, les guides devront utiliser des oreillettes sans fil à la place des traditionnels haut-parleurs. On imagine bien que le calme des lieux en profitera.
Capri emboîte le pas de Venise et Rome
Capri n'est pas la première à se lancer dans cette lutte contre l'afflux touristique. Venise avait déjà pris des mesures similaires en 2024. Lorenzo Coppola, président de l'association professionnelle Ascom Confcommercio Capri, souligne que ces règles sont indispensables pour fluidifier la circulation. Résultat des courses, des restrictions similaires pourraient s'étendre à d'autres sites emblématiques d'Italie.
Réguler l'accès pour protéger un joyau
Avec ses villas blanches et ses panoramas à couper le souffle, Capri attire jusqu'à 50 000 visiteurs par jour en été, pour seulement 13 000 résidents permanents. Des chiffres qui donnent le tournis, mais qui justifient les nouvelles réglementations. Désormais, les guides devront aussi se faire discrets : fini les parapluies voyant pour se signaler, place à des signes de reconnaissance plus subtils.
Une tendance qui gagne toute l'Italie
Capri n'est pas seule dans cette démarche. À Rome, par exemple, s'approcher de la Fontaine de Trevi coûte désormais 2 €. De plus, cinq autres sites jusqu'ici gratuits introduiront bientôt des billets d'entrée à 5 €. On pourrait se demander si l'Italie ne cherche pas à transformer son surtourisme en une opportunité économique.
Capri souhaite réduire l'impact du surtourisme sur son environnement et améliorer l'expérience des visiteurs.
Venise a déjà mis en place des restrictions, et Rome impose des billets d'entrée pour plusieurs sites jusqu'ici gratuits.
Les guides devront désormais utiliser des oreillettes sans fil et adopter des signes de reconnaissance discrets pour se repérer.
En conclusion, l'Italie montre les dents face au surtourisme. Mais ces nouvelles mesures suffiront-elles à préserver les trésors culturels tout en satisfaisant les voyageurs ? À suivre...