Le journaliste d'investigation chinois Liu Hu, connu pour ses enquêtes sur la corruption politique, a été libéré sous caution ce samedi. La police de Chengdu, dans le sud-ouest de la Chine, a annoncé cette décision dans un communiqué, précisant que l'affaire est toujours en cours d'instruction.

Liu Hu et un confrère, identifiés par plusieurs médias chinois et l'association Reporters sans frontières (RSF) comme étant Wu Yingjiao, avaient été arrêtés début février. Ils sont accusés de diffusion de "fausses accusations" et d'« activités commerciales illégales".

Un journaliste réputé pour ses enquêtes sur la corruption

Liu Hu s'était fait connaître il y a plus de dix ans pour ses investigations sur la corruption dans le monde politique. Les deux journalistes avaient récemment publié un article en ligne accusant Pu Fayou, secrétaire du Parti communiste du comté de Pujiang dans la province de Sichuan, ainsi que d'autres responsables locaux, de corruption.

En vertu de la loi chinoise, les suspects libérés sous caution doivent promettre de ne pas se soustraire à l'enquête ni d'en entraver le déroulement, et de se présenter à toute convocation. Liu Hu avait déjà été arrêté en 2013 pour diffamation présumée, mais les charges avaient ensuite été abandonnées.

Une affaire qui soulève des questions sur la liberté de la presse

Une capture d'écran d'une conversation par SMS entre Liu Hu et une personne se présentant comme membre de la Commission de contrôle disciplinaire de Chengdu, organisme chargé d'enquêter sur les allégations de corruption et de malversations, avait circulé en ligne depuis l'arrestation du journaliste. Le message rappelait à Liu Hu la nécessité de porter plainte via les procédures légales.

La Chine occupe la 178e place sur les 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse de RSF, ce qui souligne les défis auxquels sont confrontés les journalistes dans le pays.

Contexte et implications

Cette affaire intervient dans un contexte de renforcement des contrôles sur la presse et les médias en Chine. Le gouvernement chinois a souvent été critiqué pour sa gestion de la liberté de la presse, avec des accusations de censure et de répression des voix dissidentes.

Les journalistes et les défenseurs des droits de l'homme continuent de plaider pour une plus grande transparence et pour le respect des droits fondamentaux, y compris la liberté d'expression et la liberté de la presse.

Perspectives et éléments à suivre

La libération sous caution de Liu Hu et de son confrère est un développement important dans cette affaire. Il reste à voir comment l'enquête se déroulera et quelles seront les conséquences pour les deux journalistes. Les prochaines étapes incluront probablement des audiences judiciaires et des décisions sur les charges retenues contre eux.

Les observateurs suivront de près cette affaire, car elle pourrait avoir des implications plus larges pour la liberté de la presse en Chine et pour la manière dont les journalistes sont traités dans le pays.

Liu Hu et son confrère, identifié comme Wu Yingjiao, sont accusés de diffusion de "fausses accusations" et d'« activités commerciales illégales". Ces accusations découlent de la publication d'un article en ligne accusant des responsables locaux de corruption.

La libération sous caution signifie que les journalistes doivent promettre de ne pas se soustraire à l'enquête ni d'en entraver le déroulement, et de se présenter à toute convocation. Cela leur permet de sortir de détention en attendant leur procès, mais ils restent soumis à des restrictions légales.

La Chine occupe la 178e place sur les 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF). Cette position reflète les défis auxquels sont confrontés les journalistes dans le pays, y compris la censure et la répression des voix dissidentes.