Dimanche soir, le Parc des Princes a vibré. Mais pas pour les bonnes raisons du côté marseillais. Le PSG a littéralement explosé l'OM (5-0), et la presse française n'a pas été tendre avec les Phocéens. On fait le point sur cette revue de presse qui fait mal.

Un Classique à sens unique

D'emblée, le ton est donné. L'Équipe titre sobrement : « Un monde d'écart ». Autant dire que le journal sportif n'a pas été tendre avec les Marseillais. « Il a une drôle d'allure, ce matin, le Classique qui n'avait jamais été aussi indécis. » (On vous le fait pas dire, hein.) Les journalistes insistent sur la performance parisienne : « On ne sait pas encore si le grand Paris est de retour, mais il est sur le chemin. »

Le truc, c'est que l'OM, habituellement si combatif, a semblé complètement dépassé. Comme si les joueurs avaient oublié de venir jouer. (Ou alors, ils ont cru que c'était un match de plage ?)

Côté parisien, on jubile. Le Parisien titre « Marseille fanny à Paris », une claque magistrale. « Dehors le printemps, à l'intérieur, la canicule. Sous une température clémente, le PSG a embrasé le clasico en sortant un match exceptionnel. » (Ouch.)

La presse locale en mode massacre

À Marseille, on n'est pas non plus indulgent. La Provence titre « Nuls », puis « Les sous-doués dans la capitale ». Les Marseillais développent : « L'OM a totalement sombré au Parc des Princes ce dimanche soir, et concède la plus large défaite de l'histoire du Clasico. Honteux. »

Le journal local n'hésite pas à enfoncer le clou : « Roulement de tambour... accrochez-vous ! Non, vous ne rêvez pas, l'OM a quitté le Parc tête basse et fesses rouges. Quelle surprise ! Après tout, les Olympiens n'ont connu cet affront qu'à 16 reprises en 18 rendez-vous dans la capitale, depuis que le Qatar y déverse ses milliards. »

Bref, autant dire que la presse marseillaise n'a pas été tendre avec son équipe. (Mais bon, on les comprend un peu, non ?)

Le PSG en mode démonstration

Du côté des titres nationaux, le match n'est pas passé inaperçu. Le Monde titre « Les Parisiens corrigent les Marseillais avec un Dembélé en mode Ballon d'Or. » Le journal explique : « Cela ressemble au match de référence après lequel courait le Paris Saint-Germain (PSG) depuis de longues semaines. Un festival de buts, un pressing intense, un jeu collectif fluide... »

Le Figaro, lui, revient sur la démonstration parisienne : « Souverain, le PSG n'a fait qu'une bouchée de l'OM dimanche soir, au Parc des Princes, et conserve sa place de leader au classement. » Le journal raconte : « La belle pour le PSG. Battus au Vélodrome (1-0) en septembre et vainqueurs au Trophée des champions (2-2, 4-1 tab), en janvier, au Koweït, les Parisiens ont écrasé leurs meilleurs ennemis marseillais (5-0) dimanche, au Parc des Princes, lors du troisième Classique de la saison. »

Résultat des courses : le PSG remonte à la première place du classement, tandis que l'OM chute à la quatrième place. (Oui, vous avez bien lu : quatrième. Autant dire que les Marseillais vont devoir se réveiller.)

Et maintenant ?

Difficile de dire avec certitude ce que réserve l'avenir pour l'OM. Mais une chose est sûre : les joueurs vont devoir se remobiliser rapidement. Parce que, après un tel match, la pression va être énorme. (Et les critiques aussi, d'ailleurs.)

Côté parisien, on peut se demander si ce match marque le début d'une nouvelle ère. Le PSG a montré qu'il était capable de jouer un football spectaculaire. Reste à savoir s'il pourra reproduire cette performance à chaque match. (Parce que, soyons honnêtes, ce n'est pas tous les jours qu'on marque cinq buts.)

En tout cas, une chose est sûre : le prochain Classique promet d'être explosif. (Et on a hâte de voir ça.)

Difficile de dire avec certitude. Peut-être une question de forme, peut-être un manque de concentration. Toujours est-il que les Marseillais ont semblé complètement dépassés par les événements. (Et ça, c'est rare.)

C'est la grande question. Le PSG a montré qu'il était capable de jouer un football spectaculaire. Mais reproduire cette performance à chaque match, c'est une autre histoire. (Et on verra bien.)