RMC Sport a obtenu des informations exclusives concernant le contrat entre la FIFA et Ligue 1+ pour les droits de diffusion de la Coupe du Monde 2026. Cet accord, dont les premières lignes ont été consultées par nos soins, soulève des questions et des tensions au sein de la Ligue de Football Professionnel (LFP).
Un contrat signé, mais des doutes persistent
La nuit dernière, les présidents de clubs de Ligue 1 ont échangé intensément sur la situation de Nicolas De Tavernost, directeur général de LFP Média. Ce dernier a indiqué lors du conseil d'administration de la LFP ne pas pouvoir exercer pleinement ses fonctions. Il a demandé à son employeur de trouver un remplaçant, sans pour autant démissionner officiellement.
Selon nos informations, Nicolas De Tavernost a exprimé son désarroi et sa déception, notamment envers beIN Sports. Cependant, Joseph Oughourlian, président du RC Lens, lui a apporté son soutien, le qualifiant de compétent. Pablo Longoria, président de l'OM, aurait également apporté son soutien à De Tavernost. Les présidents de clubs semblent prêts à se mobiliser pour qu'il reste en poste.
La FIFA conteste l'existence d'un accord
La FIFA a déclaré à RMC Sport n'avoir jamais signé d'accord avec Ligue 1+ et a qualifié l'agitation en France de déconcertante. Cette information a été confirmée par Nicolas De Tavernost lors d'une interview sur RTL. Il a expliqué que la FIFA avait simplement soumis le contrat à son board pour ratification, une formalité selon lui.
RMC Sport a pu consulter les premières lignes du contrat, intitulé "Accord relatif aux droits médias", qui mentionne clairement la cession par la FIFA de certains droits médias liés à la Coupe du Monde 2026. Des sources proches de la LFP confirment l'existence de ce document, signé par Nicolas De Tavernost le 27 janvier 2026. Les négociations ont impliqué des échanges de versions du contrat sous format Word, avec la FIFA indiquant par email un accord sur la version finale.
Un conflit d'intérêts au cœur des tensions
Nicolas De Tavernost envisage de lancer une attaque juridique contre la FIFA, mettant en avant un conflit d'intérêts impliquant le PSG et beIN Sports. Cependant, certains présidents de Ligue 1 critiquent cette position, soulignant une contradiction dans la communication de De Tavernost. Ils estiment qu'il cherche à créer un monopole en faveur de Ligue 1+.
D'autres dirigeants remettent en cause l'existence même du contrat, considérant qu'il s'agit d'un mensonge depuis le départ. Ils estiment que De Tavernost ne peut plus rester à LFP Média. Le conseil d'administration prévu à 17h s'annonce tendu. Nasser Al-Khelaïfi, présent à Bruxelles, ne participera pas à cette réunion, comme à son habitude lorsqu'il s'agit de beIN Sports.
Perspectives et éléments à suivre
La situation reste complexe et les prochaines heures seront cruciales pour l'avenir de Nicolas De Tavernost et des droits de diffusion de la Coupe du Monde 2026. Les présidents de clubs devront trancher sur la suite à donner à cette affaire, tandis que la FIFA et Ligue 1+ pourraient être amenées à clarifier leur position respective.
La FIFA a déclaré n'avoir jamais signé d'accord avec Ligue 1+ et a qualifié l'agitation en France de déconcertante. Elle a indiqué qu'il s'agissait d'une procédure standard relative aux droits médias qui s'est déroulée avec succès.
Nicolas De Tavernost a exprimé son désarroi et sa déception, notamment envers beIN Sports. Il a demandé à son employeur de trouver un remplaçant, sans pour autant démissionner officiellement. Il envisage également de lancer une attaque juridique contre la FIFA.
Joseph Oughourlian, président du RC Lens, et Pablo Longoria, président de l'OM, ont apporté leur soutien à Nicolas De Tavernost. Les présidents de clubs semblent prêts à se mobiliser pour qu'il reste en poste.