Imaginez. Un seul homme, à lui seul, qui fait bouger les marchés. C’est ce qui s’est passé en Corée du Sud. Le 4 février 2026, Jong-hwan Lee, PDG d’une société de gestion d’actifs numériques, a été condamné à trois ans de prison ferme. Un verdict historique, le premier sous la nouvelle loi sur les actifs virtuels. Autant dire que ça fait du bruit.

Le tribunal du district sud de Séoul n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Cette décision envoie un message clair : la Corée du Sud ne rigole plus avec les manipulations de marché. Et puis, côté législation, le pays prépare déjà la suite. On vous explique tout.

Manipulation de marché : comment Jong-hwan Lee a-t-il fait ?

Entre juillet et octobre 2024, Jong-hwan Lee a mis en place une opération de manipulation à grande échelle sur le jeton ACE. Le truc, c’est qu’il a utilisé un programme de trading automatisé pour multiplier les ordres fictifs. Résultat des courses : les volumes d’échange ont explosé. Le premier jour, ils sont passés de 160 000 à 2,45 millions d’unités. À lui seul, il représentait 89 % de l’activité. (D’après nos confrères de Journal du Coin)

Le procureur avait chiffré les gains illicites à 7,1 milliards de wons, soit environ 4,88 millions de dollars. Mais le tribunal a prononcé un acquittement partiel, faute de preuves suffisantes. Malgré tout, la peine est lourde : trois ans de prison ferme, une amende de 500 millions de wons et la confiscation de 846 millions de wons de revenus criminels.

Difficile de dire avec certitude si cette condamnation va calmer les ardeurs des autres manipulateurs. Mais une chose est sûre : la justice sud-coréenne a envoyé un signal fort.

La Corée du Sud durcit le ton sur la régulation crypto

Ce procès, c’est un test grandeur nature pour la Corée du Sud. Le pays a adopté en juillet 2024 une loi sur la protection des utilisateurs d’actifs virtuels. Et visiblement, il ne compte pas se contenter de cette première étape.

Le tribunal a justifié la sévérité de la peine par la nécessité de restaurer la confiance des investisseurs. Les actes de Jong-hwan Lee ont été qualifiés de « crime grave entravant la formation équitable des prix ». Un ancien employé, complice de la manipulation, a également été condamné à deux ans de prison avec sursis.

Et ce n’est pas fini. Les législateurs travaillent déjà sur le Digital Asset Basic Act. Ce futur texte devrait encadrer plus strictement les stablecoins et les ICO. Autant dire que la Corée du Sud veut devenir l’un des régulateurs les plus rigoureux au monde pour l’écosystème crypto.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le pays ne lâche rien. Et cette condamnation ferme définitivement le chapitre de l’impunité pour les manipulateurs de marché. On pourrait se demander si d’autres pays vont suivre cet exemple.

Quelles conséquences pour l’industrie crypto ?

Ce premier verdict sous la nouvelle loi de 2024 envoie un message clair : le trading automatisé et les volumes artificiels sont désormais dans le viseur de la justice. Alors que la Corée du Sud prépare sa prochaine grande réforme législative, ce cas fera sans aucun doute jurisprudence pour les futures enquêtes de manipulation de tokens.

Reste à voir comment les autres pays vont réagir. La France, par exemple, suit-elle de près ce qui se passe en Corée du Sud ? Difficile à dire. Mais une chose est sûre : l’industrie crypto est sous surveillance.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Cette condamnation est-elle juste, ou va-t-elle trop loin ?

La Corée du Sud veut devenir un leader dans la régulation des cryptomonnaies. Le pays a connu plusieurs scandales de manipulation de marché et de fraude. Résultat, les autorités veulent restaurer la confiance des investisseurs et protéger les utilisateurs.

Les législateurs sud-coréens travaillent sur le Digital Asset Basic Act. Ce texte devrait encadrer plus strictement les stablecoins et les ICO. La Corée du Sud veut devenir l’un des régulateurs les plus rigoureux au monde pour l’écosystème crypto.

Cette condamnation envoie un message clair : le trading automatisé et les volumes artificiels sont désormais dans le viseur de la justice. Elle fera sans aucun doute jurisprudence pour les futures enquêtes de manipulation de tokens.

En attendant, la Corée du Sud continue de montrer l’exemple. Et on peut se demander si d’autres pays vont suivre.