Vous savez, cette croûte de fromage qu'on gratte soigneusement avant de déguster ? Et si on vous disait qu'on se prive pour rien ? Enfin, presque. Une spécialiste vient de lever le voile sur ce sujet qui fait débat depuis des années. Spoiler : ce n'est pas aussi simple qu'on pourrait le croire.
La croûte, ce trésor souvent méconnu
D'abord, il faut savoir que la croûte représente environ 10% du poids total d'un fromage. Autant dire que c'est pas rien ! Elle se forme naturellement pendant l'affinage, grâce aux moisissures et bactéries qui colonisent la surface. (Oui, c'est un peu dégoûtant dit comme ça, mais c'est la vie !)
Le truc, c'est que ces micro-organismes jouent un rôle clé dans le développement des arômes. Sans eux, votre camembert ou votre roquefort ne serait qu'une pâte fade et insipide. Résultat des courses : en jetant la croûte, on se prive d'une partie importante du goût.
Quand faut-il vraiment s'en méfier ?
Bon, on ne va pas se mentir : toutes les croûtes ne se valent pas. Selon nos confrères de Top Santé, deux fromages posent problème. Le premier, c'est le fromage à pâte pressée non cuite comme le brie ou le camembert. Pourquoi ? Parce qu'ils sont souvent recouverts d'une croûte artificielle à base de cire ou de paraffine. (Beurk.)
Le second, c'est le fromage à pâte persillée comme le roquefort ou le gorgonzola. Leur croûte est comestible, mais attention : elle contient des moisissures spécifiques qui peuvent être dangereuses pour les femmes enceintes ou les personnes immunodéprimées. (On ne prend pas de risques avec ça.)
Les autres fromages : à consommer avec modération
Pour les autres fromages, c'est un peu plus nuancé. Les croûtes naturelles des fromages à pâte pressée cuite (comme le comté ou le beaufort) ou des fromages à pâte molle (comme le chèvre ou le reblochon) sont généralement comestibles. Mais attention, elles peuvent être très salées !
Une diététicienne interrogée par nos confrères recommande de ne pas en abuser. 'Manger la croûte occasionnellement ne pose pas de problème, mais il ne faut pas en faire une habitude', explique-t-elle. (Merci la modération, notre vieille connaissance.)
Et si on faisait un petit test ?
Pour savoir si votre fromage est comestible, rien de plus simple. Regardez sa croûte : si elle est naturelle, elle doit être irrégulière et avoir une couleur uniforme. Si elle est artificielle, elle sera lisse et brillante. (Comme un vernis à ongles, mais en moins glamour.)
Autre astuce : reniflez-la. Une croûte naturelle a une odeur caractéristique, tandis qu'une croûte artificielle ne sentira rien. (Enfin, normalement.)
Alors, prêts à tenter l'expérience ? On vous promet une nouvelle expérience gustative. Et puis, c'est toujours ça de gagné pour le porte-monnaie !
Les croûtes artificielles sont souvent utilisées pour protéger le fromage pendant le transport et la conservation. Elles évitent qu'il ne se dessèche ou ne se contamine. Mais attention, elles ne sont pas comestibles !
Les croûtes naturelles sont riches en probiotiques, ces bonnes bactéries qui aident à digérer et renforcent notre système immunitaire. Elles contiennent aussi des vitamines et des minéraux. Bref, un vrai petit plus pour la santé !
Pour préserver la croûte, il faut conserver le fromage dans un endroit frais et humide, comme un caveau ou un tiroir à légumes. Évitez de le mettre au frigo, car le froid peut altérer sa texture et son goût.
