Le chancelier allemand Friedrich Merz a révélé, ce vendredi 13 février 2026, avoir entamé des discussions confidentielles avec le président français Emmanuel Macron concernant la possibilité d'une dissuasion nucléaire européenne. Cette annonce intervient dans un contexte géopolitique tendu, marqué par les tensions entre l'Europe et les États-Unis, ainsi que par la guerre en Ukraine.

Un cadre strictement otanien

Lors de la 62e Conférence de Munich sur la sécurité, Friedrich Merz a précisé que ces discussions s'inscrivaient dans le strict cadre du partage nucléaire au sein de l'Otan. Nous, Allemands, respectons nos obligations juridiques. Nous envisageons cette question strictement dans le cadre de notre partage nucléaire au sein de l’Otan et nous ne permettrons pas l’émergence de zones de sécurité différentes en Europe, a-t-il déclaré.

Des contraintes juridiques allemandes

Les traités signés par l'Allemagne lui interdisent de disposer elle-même de l'arme atomique. Cependant, dans le cadre de l'Otan, des armes américaines sont stationnées sur son territoire, mais elles restent sous le contrôle exclusif de Washington. Cette situation limite les options allemandes en matière de dissuasion nucléaire indépendante.

La France, seule puissance nucléaire européenne

La France est le seul pays de l'Union européenne, et le seul pays européen avec le Royaume-Uni, à disposer de la capacité nucléaire. Tous les autres pays européens sont protégés par la dissuasion élargie américaine dans le cadre de l'alliance atlantique. Emmanuel Macron doit prononcer fin février un important et rare discours sur la doctrine nucléaire française, alors que plusieurs voix en Europe ont appelé à réfléchir à de nouvelles pistes pour protéger le Vieux Continent.

Un fossé culturel entre l'Europe et les États-Unis

Friedrich Merz a affirmé qu'un fossé culturel s'était creusé entre l'Europe et les États-Unis, sous l'impulsion du mouvement MAGA (Make America Great Again) du président américain Donald Trump. Dans le même temps, la Russie a envahi l'Ukraine, menant en Europe une guerre protégée par l'ombre projetée de son propre arsenal nucléaire.

Les perspectives d'une dissuasion européenne

Nicolas Haupais, professeur à l'université Paris-Saclay, explique que l'européanisation de la dissuasion peut renvoyer à des pratiques très distinctes. Il rappelle que le gouvernement français a déjà précisé que le monopole de la France dans la conception de l’arme et de la décision - présidentielle - d’y recourir n’est pas remis en cause. Ces discussions entre l'Allemagne et la France pourraient donc ouvrir la voie à une nouvelle dynamique en matière de sécurité européenne.

Les traités signés par l'Allemagne lui interdisent de disposer elle-même de l'arme atomique. Cependant, dans le cadre de l'Otan, des armes américaines sont stationnées sur son territoire, mais elles restent sous le contrôle exclusif de Washington.

La France est le seul pays de l'Union européenne, et le seul pays européen avec le Royaume-Uni, à disposer de la capacité nucléaire. Le gouvernement français a précisé que le monopole de la France dans la conception de l’arme et de la décision présidentielle d’y recourir n’est pas remis en cause.

Les discussions entre l'Allemagne et la France pourraient ouvrir la voie à une nouvelle dynamique en matière de sécurité européenne. Cependant, ces discussions en sont encore à un stade initial et aucune décision n'est imminente.

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