Jeudi, Sébastien Lecornu va enfin lever le voile sur la programmation pluriannuelle de l’énergie. Et ça chauffe déjà dans les rangs de l’opposition.

La droite et le Rassemblement National montent au créneau. Pourquoi ? Parce que le texte qui va être présenté ne leur plaît pas. Mais alors, pas du tout.

On vous explique tout, avec les arguments de chacun, les enjeux, et les questions qui fâchent.

La droite, méfiante et critique

D’après nos confrères de [Source], la droite ne digère pas la méthode employée par le gouvernement. « On a l’impression d’un passage en force », confie un élu LR sous couvert d’anonymat. (Bon, ça, c’est un classique. Mais cette fois, ils ont peut-être raison ?)

Leur principale crainte ? L’impact des énergies renouvelables sur le nucléaire. Autant dire que le sujet est sensible. Surtout après les déclarations récentes de certains ministres sur la nécessité de réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique.

« On va droit dans le mur », lance un député LR. « Le nucléaire, c’est notre force. Et on veut nous en priver ? »

Les arguments de la droite

La droite met en avant plusieurs points. D’abord, la compétitivité de l’industrie nucléaire française. Ensuite, la stabilité qu’elle apporte au réseau électrique. Enfin, les emplois qu’elle génère.

« Le nucléaire, c’est 200 000 emplois directs et indirects », rappelle un expert du secteur. « Sans parler des retombées économiques pour les territoires concernés. »

Bref, la droite craint que la transition énergétique telle qu’elle est envisagée ne mette en péril cet écosystème.

Le RN, lui, dénonce un « passage en force »

Côté RN, on est encore plus virulent. Pour Marine Le Pen et ses troupes, le texte qui va être présenté est une « nouvelle preuve du mépris du gouvernement pour les Français ».

« On nous impose des choix énergétiques sans nous consulter », dénonce un cadre du parti. « Et ça, ça ne passe pas. »

Le RN s’inquiète aussi de l’impact sur le pouvoir d’achat. « Les énergies renouvelables, c’est bien joli, mais ça coûte cher », souligne un élu. « Et qui va payer la note ? Les Français, bien sûr. »

Les arguments du RN

Le RN met en avant plusieurs points. D’abord, le coût des énergies renouvelables. Ensuite, leur intermittence. Enfin, leur impact sur l’emploi.

« Les éoliennes, c’est bien, mais ça ne produit pas d’électricité quand il n’y a pas de vent », rappelle un expert. « Et les panneaux solaires, ça ne marche pas la nuit. »

Bref, pour le RN, la transition énergétique telle qu’elle est envisagée est « irréaliste » et « coûteuse ».

Et maintenant ?

Difficile de dire avec certitude ce que va contenir le texte de Sébastien Lecornu. Mais une chose est sûre : il va faire du bruit.

La droite et le RN ont déjà annoncé qu’ils allaient « tout faire pour bloquer ce texte ». Résultat des courses : on se dirige vers des débats animés à l’Assemblée.

Et puis, côté gouvernement, on assume. « Nous assumons nos choix », déclare un ministre. « La transition énergétique est une nécessité. Et nous allons la mener à bien, quoi qu’il en coûte. »

On pourrait se demander si cette détermination est suffisante pour convaincre l’opposition. Ou si, au contraire, elle va braquer encore un peu plus les esprits.

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