Un procès s'ouvre ce vendredi 13 février 2026 au tribunal judiciaire de Paris. Six hommes et deux femmes sont accusés d'avoir utilisé des IMSI-catchers pour commettre des escroqueries. Cette affaire, qui remonte à fin décembre 2022, met en lumière l'utilisation détournée de ces appareils généralement réservés aux services de renseignement.

Des consignes précises pour une opération frauduleuse

Selon les déclarations recueillies par la police, un individu surnommé « Bouzou » aurait donné des instructions détaillées à Zoé M., une jeune femme de 23 ans fraîchement diplômée en tant qu'hôtesse de l'air. Pour une rémunération de cent euros par jour, Zoé M. devait circuler à faible allure dans les rues de Paris. Avant de démarrer, elle devait effectuer une manipulation spécifique avec un téléphone prêté. Elle devait se connecter au logiciel du matériel placé dans le coffre de la voiture, entrer le mot « Chronopost » dans la section « SMS configuration », puis lancer l'envoi des messages.

Un équipement sophistiqué au cœur de l'affaire

L'appareil utilisé était un IMSI-catcher, un outil habituellement employé pour espionner les téléphones portables en imitant le signal d'une antenne-relais. Dans ce cas, il servait à bombarder les téléphones présents dans le périmètre de textos. Cette technique, bien que sophistiquée, a permis aux escrocs de cibler un grand nombre de victimes en peu de temps.

Un procès attendu pour éclaircir les circonstances

Le procès, qui se déroulera devant la 13e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris, promet d'être riche en révélations. Les huit accusés devront répondre de leurs actes devant la justice. Les détails de l'enquête, menées par la police, pourraient apporter des éclaircissements sur les méthodes utilisées et l'étendue des fraudes commises.

Des questions restent en suspens

Plusieurs interrogations subsistent autour de cette affaire. Comment les accusés se sont-ils procuré cet équipement sophistiqué ? Qui est ce mystérieux « Bouzou » qui a orchestré l'opération ? Les réponses à ces questions pourraient émerger au cours du procès.

Perspectives et éléments à suivre

Ce procès met en lumière l'utilisation détournée de technologies avancées pour des activités criminelles. Il pourrait également servir de cas d'école pour les autorités en matière de lutte contre la cybercriminalité. Les prochaines audiences seront donc suivies avec attention par les experts et les observateurs du monde judiciaire.

Un IMSI-catcher est un appareil utilisé pour espionner les téléphones portables en imitant le signal d'une antenne-relais. Il permet de capter les identifiants des téléphones dans une zone donnée, généralement utilisé par les services de renseignement pour des opérations légales. Dans cette affaire, il a été détourné pour des activités frauduleuses.

Les peines encourues pour ce type d'infraction peuvent varier en fonction de la gravité des faits et des circonstances. Les accusés pourraient être condamnés à des peines de prison et à des amendes, notamment pour escroquerie et utilisation illégale de technologies de surveillance.

Les autorités ont probablement découvert cette escroquerie grâce à des signalements de victimes ou à des investigations menées par les services de police spécialisés dans la cybercriminalité. Les détails de l'enquête pourraient être révélés au cours du procès.