Vous savez, cette petite voix qui vous dit 'Fais un effort, c'est pour les autres' ? Et si on la faisait taire, une bonne fois pour toutes ?
C'est le pari fou qu'a tenté Thomas, 34 ans, après des années à s'épuiser en disant oui à tout. Résultat ? Une vie sociale transformée, et surtout, une paix intérieure retrouvée.
Le déclic
Tout a commencé un soir de janvier 2025. Thomas, épuisé, a regardé son agenda. 12 rendez-vous en une semaine. 12. Autant dire qu'il n'avait plus une minute pour lui. (Bon, d'accord, il exagérait un peu - il avait bien ses 30 minutes de pause déjeuner...)
Ce soir-là, en feuilletant un vieux magazine posé sur sa table de nuit, il tombe sur un article parlant du bouddhisme. Plus précisément, sur l'idée de lâcher-prise. 'Et si c'était ça, la solution ?' se demande-t-il.
Le lendemain, il achète 'L'Art du bonheur' du Dalaï-Lama. Et c'est la révélation. 'J'ai réalisé que je passais mon temps à me sacrifier pour les autres, alors que personne ne me l'avait demandé.'
Les premiers 'non'
La première fois qu'il a dit non, c'était à un apéro entre collègues. 'Désolé les gars, ce soir je reste chez moi.' Silence gêné. Puis : 'Oh, allez, fais pas ton rabat-joie !' Mais Thomas a tenu bon.
Et puis, miracle : le monde ne s'est pas écroulé. Personne ne l'a maudit. Au contraire, certains ont même semblé comprendre. 'Le moins qu'on puisse dire, c'est que ça a été plus facile que prévu', avoue-t-il aujourd'hui.
Les bénéfices inattendus
D'après nos confrères de Top Santé, dire non régulièrement aurait des effets bénéfiques sur la santé mentale. Moins de stress, meilleure estime de soi... Thomas en témoigne.
Il a repris le sport, a recommencé à lire. 'J'ai même trouvé le temps de me remettre à la guitare !' s'exclame-t-il, visiblement ravi. Autre changement notable : ses relations. 'Certaines personnes ont disparu de ma vie. Mais c'était des relations toxiques, au fond.'
Côté couple, c'est aussi une révolution. 'Ma compagne a mis un peu de temps à comprendre, mais maintenant, elle adore. Elle dit que je suis plus présent, plus disponible émotionnellement.'
Les défis
Bien sûr, ce n'est pas toujours facile. 'Parfois, j'ai encore envie de dire oui. Par habitude, par peur de blesser...' Mais Thomas a appris à se poser une question avant d'accepter : 'Est-ce que j'ai vraiment envie de faire ça ?'
Et puis, il y a les reproches. 'Tu es devenu égoïste', lui a lancé une amie. 'Ça m'a fait mal, mais je sais que c'est faux. Dire non, ce n'est pas être égoïste. C'est se respecter.'
Les conseils de Thomas
Alors, comment faire pour commencer ? Thomas donne ses astuces.
D'abord, 'commencez petit'. Un non par semaine, par exemple. Ensuite, 'prenez le temps de réfléchir avant de répondre'. Et surtout, 'ne vous justifiez pas trop'. 'Un simple 'Désolé, je ne peux pas' suffit.'
Enfin, 'ne culpabilisez pas'. 'C'est normal de se sentir coupable au début. Mais ça passe. Et vous verrez, c'est libérateur.'
Alors, prêts à essayer ?
FAQ
Faites le test : si vous avez l'impression de ne plus avoir de temps pour vous, si vous êtes épuisé en permanence, si vous avez du mal à refuser même quand vous n'en avez pas envie... C'est peut-être le moment de dire non.
C'est un risque, oui. Mais rappelez-vous : ce n'est pas votre responsabilité de gérer les émotions des autres. Si quelqu'un se vexe parce que vous avez un besoin légitime, c'est son problème, pas le vôtre.
La culpabilité, c'est normal. Mais rappelez-vous : vous avez le droit de prendre soin de vous. Visualisez votre 'non' comme un cadeau que vous vous faites. Et puis, avec le temps, ça passe.
Alors, et vous, prêts à dire non ?
