Un début d'année 2026 à faire froid dans le dos
On pourrait presque parler de tsunami économique. Les chiffres tombent, et ils font mal. Plus de 100 000 emplois supprimés en janvier. Un record depuis 2009, en pleine crise des subprimes. UPS et Amazon en tête, avec respectivement 30 000 et 16 000 licenciements. Difficile d'imaginer pire scénario pour commencer l'année. (Et encore, on ne parle pas des petits boulots précaires, ceux qui ne font pas les gros titres.)
Et ce n'est pas tout. Le marché immobilier, pilier de l'économie américaine, montre des signes de faiblesse inquiétants. Les prix stagnent, les ventes chutent. Un mauvais présage, comme le souligne un analyste crypto bien connu sur X : « Quand l'immobilier tousse, l'économie s'enrhume. » Autant dire que les toux se multiplient.
Alors, récession ou simple coup de mou ? Difficile à dire. Mais les indicateurs s'accumulent, et ils ne sont pas rassurants. Bref, on n'est pas sortis de l'auberge.
La dette américaine, ce monstre invisible
38 500 milliards de dollars. C'est le montant astronomique de la dette américaine. Pour se faire une idée, cela représente environ 111 000 dollars par citoyen. Chaque jour, les États-Unis dépensent 3 milliards de dollars rien qu'en intérêts. Une situation explosive, qui pèse lourd sur l'économie réelle. Le hic, c'est que personne ne semble vraiment savoir comment s'en sortir.
Et puis, il y a le dollar. Sa chute récente, amorcée dès l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, n'arrange rien. Une monnaie faible, c'est souvent le signe d'une économie en difficulté. Surtout quand elle s'accompagne d'une perte de confiance généralisée. Résultat : les marchés financiers s'agitent. Les taux d'intérêt remontent, les obligations technologiques sont en détresse. Bref, tout cela ne sent pas bon.
La Fed dans le viseur de Trump
Jerome Powell, le président de la Fed, est sous pression. Donald Trump ne cesse de réclamer une baisse des taux. Une demande récurrente, qui fragilise l'indépendance de la banque centrale. Et ce n'est pas bon signe. Car la Fed, justement, joue un rôle clé dans la prévention des récessions. En baissant les taux, elle peut stimuler l'économie. Mais si elle cède trop à la pression politique, elle perd en crédibilité. Un vrai casse-tête.
D'autant que l'arrivée annoncée du successeur de Powell pose plus de questions qu'elle n'apporte de réponses. L'avenir de la politique monétaire américaine reste incertain. Et puis, il y a ce fameux « bear steepening ». Un terme technique, mais qui en dit long. L'écart de rendement entre les obligations à 2 ans et à 10 ans est au plus haut depuis quatre ans. Un signe de méfiance des marchés, de doute sur l'avenir.
Et si la récession était déjà là ?
Les licenciements massifs, la dette abyssale, le dollar en berne, les taux qui montent... Tous ces éléments dessinent un tableau sombre. Une récession, peut-être. Mais pas encore certaine. Car l'économie américaine a déjà traversé des crises. Et elle s'en est toujours relevée. Cette fois encore, elle pourrait résister. Mais à quel prix ?
Une chose est sûre : 2026 s'annonce comme une année charnière. Pour les États-Unis, pour le monde. On verra bien. (En attendant, les investisseurs s'arrachent les cheveux.)
En attendant, les investisseurs s'interrogent. Faut-il vendre ? Attendre ? Acheter ? Les avis divergent. Mais une chose est sûre : dans un tel contexte, la prudence est de mise.
Et vous, qu'en pensez-vous ? La récession est-elle inévitable ? Ou l'économie américaine saura-t-elle une fois de plus se relever ?
Les licenciements massifs indiquent une perte de confiance des entreprises dans l'avenir. Elles réduisent leurs coûts, anticipant une baisse de leurs revenus. C'est souvent le début d'un cercle vicieux : moins d'emplois, moins de consommation, moins de croissance.
Le « bear steepening » désigne un écart croissant entre les rendements des obligations à court et à long terme. Cela reflète une méfiance des marchés quant à l'avenir économique. Un signe de récession potentielle, surtout quand il s'accompagne d'une inflation persistante et d'une dette élevée.
La Fed dispose de plusieurs outils. Elle pourrait baisser les taux d'intérêt pour stimuler l'économie. Ou lancer de nouveaux programmes de soutien, comme elle l'a fait pendant la crise des subprimes. Mais tout dépend de la gravité de la situation et de la marge de manœuvre dont elle dispose.