Les autorités françaises ont décidé d'opter pour une approche originale en envisageant d'adresser des courriers aux jeunes de 29 ans pour les sensibiliser à la question de la fertilité. Une journaliste d'outre-Manche s'insurge contre cette initiative, la qualifiant ni plus ni moins d'incitation à la procréation, sans régler pour autant les véritables obstacles qui freinent le désir d'enfant.

Une approche discutable

Est-ce vraiment la solution miracle d'envoyer des missives pour encourager la maternité à un âge précis ? On pourrait se demander si cette méthode un brin directe ne risque pas d'être contre-productive, voire mal perçue par les principales concernées. En somme, est-ce réellement efficace de fixer une limite d'âge pour envisager la parentalité ?

Les véritables enjeux occultés

Plutôt que de se focaliser sur un chiffre symbolique, ne serait-il pas plus judicieux d'aborder les réels problèmes qui dissuadent les jeunes couples de fonder une famille ? Entre les difficultés financières, les incertitudes professionnelles et les contraintes sociales, il semble évident que la question de la fertilité n'est que la partie émergée de l'iceberg. Autant dire que la lettre pourrait passer à côté des vrais enjeux...

Un débat complexe

Difficile de ne pas se questionner sur la pertinence d'une telle démarche, qui pourrait laisser certains perplexes quant à son efficacité. D'un côté, sensibiliser la population à la question de la fertilité peut s'avérer louable. Mais d'un autre côté, ne risque-t-on pas de tomber dans une forme d'injonction déguisée à la procréation, sans prendre en compte les multiples obstacles qui se dressent sur le chemin des futurs parents ?

Et après ?

Après tout, au-delà de l'envoi de simples courriers, ne serait-il pas plus judicieux d'ouvrir le débat sur la conciliation entre vie professionnelle et familiale, sur le soutien aux jeunes parents, sur les dispositifs d'aide à la parentalité ? Car au final, inciter à faire des enfants à un âge précis ne résoudra pas les problèmes structurels qui entravent le désir de paternité et de maternité. Autrement dit, la vraie question est peut-être ailleurs...