Le 14 février 2026, Franck Von Lennep, ancien directeur de la Sécurité sociale de 2020 à 2024, a été auditionné par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Cette commission vise à lever les incertitudes budgétaires en matière de sécurité sociale. Lors de son audition, il a mis en garde contre le financement actuel de la santé, soulignant que les nouvelles dépenses, notamment les hausses de salaires des soignants, ne sont pas assurées par des recettes suffisantes.
Un déficit structurel inquiétant
Franck Von Lennep a expliqué que le financement des hausses de salaires des soignants, décrétées après la pandémie de Covid-19, repose principalement sur le déficit. Autant dire que cette situation n'est pas tenable à long terme. « Aujourd’hui, c’est financé par le déficit », a-t-il déclaré devant les députés. Cette déclaration fait écho aux craintes exprimées par de nombreux experts sur la pérennité du système de santé français.
La nécessité de nouvelles recettes
Pour éviter une crise budgétaire, l’ancien directeur de la Sécu a insisté sur la nécessité de trouver de nouvelles recettes. Les dépenses de santé augmentent régulièrement, en partie à cause du vieillissement de la population et de l’innovation médicale. Cependant, les recettes, elles, ne suivent pas. « Il faut absolument trouver des solutions pour équilibrer les comptes », a-t-il affirmé. Les députés ont écouté attentivement ses recommandations, mais aucune mesure concrète n’a encore été annoncée.
Le contexte post-pandémie
La pandémie de Covid-19 a mis en lumière les faiblesses du système de santé français. Les soignants ont été salués pour leur engagement, mais leurs conditions de travail et leurs salaires ont été critiqués. En réponse, le gouvernement a décidé d’augmenter les salaires des professionnels de santé. Cependant, cette mesure, bien que nécessaire, a un coût important. Franck Von Lennep a souligné que ces augmentations étaient justifiées, mais qu’elles devaient être financées de manière durable.
Les défis à venir
La commission d’enquête de l’Assemblée nationale doit rendre ses conclusions dans les prochains mois. Les députés devront proposer des solutions pour éviter un déficit structurel de la Sécurité sociale. Parmi les pistes envisagées, on trouve la réforme des retraites, l’augmentation des cotisations sociales, ou encore la lutte contre la fraude. Franck Von Lennep a rappelé que ces réformes ne pourraient pas être évitées. « Il est urgent d’agir pour éviter une crise plus grave », a-t-il conclu.
Perspectives et éléments à suivre
Les prochaines semaines seront cruciales pour le financement de la santé en France. Les députés devront trancher sur les mesures à prendre pour assurer la pérennité de la Sécurité sociale. Les Français attendent des réponses concrètes pour éviter une dégradation du système de santé. En attendant, les professionnels de santé et les patients restent dans l’incertitude. Les solutions proposées devront être équilibrées pour ne pas pénaliser les plus fragiles.
Les principales causes du déficit de la Sécurité sociale incluent l'augmentation des dépenses de santé due au vieillissement de la population, aux innovations médicales coûteuses, et aux hausses de salaires des soignants. Les recettes, quant à elles, ne suivent pas suffisamment pour compenser ces dépenses.
Parmi les solutions envisagées, on trouve la réforme des retraites, l'augmentation des cotisations sociales, et la lutte contre la fraude. Ces mesures visent à augmenter les recettes ou à réduire les dépenses pour équilibrer les comptes de la Sécurité sociale.
La commission d’enquête de l’Assemblée nationale doit rendre ses conclusions dans les prochains mois. Les députés devront proposer des solutions pour éviter un déficit structurel de la Sécurité sociale.
