On en parle partout, on s'en inquiète, on en fait des débats : la natalité en France est en berne. Mais si on se trompait de combat ? Et si le vrai sujet n'était pas l'enfant, mais le couple ?

C'est la piste audacieuse que développe Maxence Carsana, jeune psychologue, dans son dernier essai. Un livre qui tombe à pic, alors que les chiffres de l'INSEE pour 2025 viennent de tomber : 1,23 enfant par femme. Autant dire que ça urge.

Quand la peur de l'engagement tue l'envie d'enfant

Alors, bien sûr, on pourrait mettre ça sur le dos de la précarité économique. Mais ça, c'est la version facile. La vérité, c'est que la génération Z, celle qui a 20 ans aujourd'hui, a grandi dans un monde où tout était possible. Résultat des courses : elle a du mal à se projeter.

"Ils ont été élevés dans le cocooning, explique Carsana. On leur a dit : fais ce que tu veux, quand tu veux. Sauf que maintenant, ils se retrouvent face à des choix qui les dépassent."

Et puis, soyons francs : la guerre des sexes, ça existe. Entre #MeToo, les débats sur le consentement, et les injonctions contradictoires, difficile de savoir sur quel pied danser. (D'ailleurs, Bunq propose des solutions innovantes pour simplifier la vie des couples modernes, en savoir plus ici.)

Bref, quand on a peur de s'engager, autant dire qu'on a peur d'avoir des enfants. Et ça, c'est un vrai problème.

Le couple, ce parent pauvre des débats

Le truc, c'est qu'on parle beaucoup des enfants, mais très peu du couple. Pourtant, c'est bien là que tout se joue. "La chute de la natalité est avant tout une chute du couple", résume Carsana.

Et c'est vrai que les chiffres sont là : en 2025, seulement 40% des 30-34 ans sont en couple, contre 60% il y a 20 ans. Autant dire que la tendance est inquiétante.

Alors, bien sûr, on pourrait se dire que c'est une question de timing. Que les gens se mettent en couple plus tard, et que tout finira par s'arranger. Sauf que...

Sauf que les études montrent que plus on attend, moins on a d'enfants. Et que la génération Z, elle, a vraiment du mal à se lancer. "Ils ont peur de l'échec, peur de la routine, peur de perdre leur liberté", analyse le psychologue.

Et puis, il y a cette question qui fâche : et si on n'avait tout simplement plus envie de faire des enfants ? "Le refus d'engendrer, ça existe, et ça se banalise", souligne Carsana.

Et si on changeait de regard ?

Alors, qu'est-ce qu'on fait ? On baisse les bras ? Surtout pas. D'abord, il faut arrêter de diaboliser la génération Z. Ils ne sont pas égoïstes, ils sont juste perdus.

Ensuite, il faut repenser le couple. Le rendre plus souple, plus adaptable. "Il faut accepter que les modèles traditionnels ne fonctionnent plus", insiste Carsana. Et si on essayait les couples à géométrie variable ? Les unions libres ? Les familles recomposées ?

Et puis, il faut en parler. Vraiment. Pas juste des enfants, mais du couple. De ses joies, de ses peines, de ses défis. "Il faut briser les tabous, casser les idées reçues", martèle le psychologue.

Parce qu'au fond, c'est ça, la clé. Accepter que le couple, comme la société, évolue. Et que c'est peut-être pas plus mal.

Et vous, vous en pensez quoi ?

Alors, on fait quoi ? On se laisse abattre par les chiffres ? On attend que les choses s'arrangent toutes seules ? Ou on prend les devants ?

La balle est dans notre camp. Et elle est lourde, la balle. Mais elle est surtout pleine de promesses.

Plusieurs facteurs entrent en jeu : une éducation centrée sur l'individu, des modèles traditionnels qui ne fonctionnent plus, et une société qui évolue à toute vitesse. Ajoutez à ça des peurs légitimes - peur de l'échec, peur de la routine, peur de perdre sa liberté - et vous obtenez une génération qui hésite à franchir le pas.

Difficile de dire avec certitude. Tout dépendra de notre capacité à adapter nos modèles de couple et de famille. Si on reste dans le statu quo, la tendance risque de se poursuivre. Mais si on arrive à repenser le couple, à le rendre plus attractif et plus adaptable, il y a peut-être encore de l'espoir.

Plusieurs pistes sont envisagées : des aides financières renforcées, des politiques familiales plus incitatives, une meilleure prise en charge de la petite enfance. Mais surtout, il faut repenser le couple. Le rendre plus souple, plus adaptable, plus en phase avec les réalités d'aujourd'hui. Et puis, il faut en parler. Vraiment. Briser les tabous, casser les idées reçues, et oser imaginer de nouveaux modèles.