Pour la première fois depuis le drame, plusieurs victimes de l’incendie du Constellation à Crans-Montana ont décidé de porter plainte contre le président de la commune. Jusqu’à présent, les poursuites judiciaires étaient principalement dirigées contre le couple Moretti, propriétaires du bar, et contre « toute autre personne que l’enquête pourrait incriminer comme responsable de la tragédie ». Cette nouvelle plainte marque un tournant dans l’affaire.

Un changement de stratégie judiciaire

Les victimes de l’incendie, qui avait fait plusieurs morts et blessés en 2024, avaient jusqu’ici concentré leurs efforts sur les propriétaires du bar. Le couple Moretti était notamment visé pour des manquements présumés en matière de sécurité. Cependant, selon des sources proches du dossier, les victimes ont décidé d’élargir leur action en justice en ciblant également le président de la commune de Crans-Montana.

Les manquements graves pointés du doigt

Les plaintes déposées par les victimes font état de « manquements gravissimes » de la part des autorités locales. Parmi les griefs évoqués, on trouve des défauts dans les contrôles de sécurité, une absence de protocoles d’évacuation adéquats, et une négligence générale dans la gestion des risques. Ces accusations pourraient avoir des conséquences importantes pour le président de la commune, déjà sous pression depuis le drame.

Le contexte de l’incendie

L’incendie du Constellation, survenu en 2024, avait provoqué une onde de choc dans la région. Le bar, situé au cœur de la station de Crans-Montana, était un lieu très fréquenté, notamment par les touristes. L’enquête avait rapidement mis en lumière des failles importantes dans les mesures de sécurité, tant de la part des propriétaires que des autorités locales. Plusieurs rapports avaient souligné l’absence de détecteurs de fumée et de sorties de secours suffisamment larges.

Les prochaines étapes du procès

Les plaintes déposées contre le président de la commune s’ajoutent aux procédures déjà en cours contre le couple Moretti. Les victimes espèrent que cette nouvelle action judiciaire permettra de faire toute la lumière sur les responsabilités de chacun. Les avocats des plaignants ont indiqué qu’ils comptaient demander des dommages et intérêts pour les préjudices subis, ainsi que des mesures pour éviter que de tels drames ne se reproduisent.

Les réactions des autorités

Du côté de la commune, on a indiqué que le président de la commune « prend très au sérieux ces accusations » et qu’il « collabore pleinement avec la justice ». Les autorités locales ont également annoncé des mesures pour renforcer la sécurité dans les établissements publics, notamment en mettant en place des contrôles plus stricts et en formant les propriétaires à la gestion des risques.

Perspectives et éléments à suivre

Cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur la gestion des risques dans les stations touristiques suisses. Les prochains mois seront décisifs pour déterminer les responsabilités exactes de chacun et pour mettre en place des mesures préventives efficaces. Les victimes, quant à elles, espèrent que cette action en justice permettra de faire avancer leur dossier et d’obtenir réparation.

Les principales accusations portent sur des manquements graves en matière de sécurité, notamment l’absence de contrôles adéquats, des protocoles d’évacuation insuffisants, et une négligence générale dans la gestion des risques.

Les prochaines étapes incluent l’instruction des plaintes déposées contre le président de la commune, ainsi que la poursuite des procédures contre le couple Moretti. Les victimes espèrent obtenir des dommages et intérêts et des mesures pour éviter de futurs drames.

Les autorités locales ont annoncé des mesures pour renforcer la sécurité dans les établissements publics, notamment des contrôles plus stricts et une formation des propriétaires à la gestion des risques.