Imaginez. Un seul mot, prononcé à la va-vite en direct, et c'est l'escalade. Mercredi 11 février, pendant les célébrations du 47e anniversaire de la Révolution islamique, un journaliste a lâché une phrase qui a tout changé. Résultat des courses : son directeur a été viré. On vous explique.
Un mot de trop, et c'est l'enfer
On pourrait se demander si c'était vraiment un lapsus. Le journaliste en question a prononcé « Mort à Khamenei » à l'antenne. Autant dire que dans le régime iranien, ce genre de phrase, ça ne passe pas. (D'ailleurs, on se demande comment il a pu oser...)
La télévision régionale concernée, c'est la chaîne IRIB Mashhad. Le directeur ? Licencié sur-le-champ. Difficile de dire s'il était au courant, s'il a couvert son journaliste, ou s'il a juste eu la malchance de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.
Un contexte ultra-sensible
Le 47e anniversaire de la Révolution islamique, c'est un événement majeur en Iran. Tout le monde est sur le qui-vive. Les médias encore plus. (D'ailleurs, vous imaginez si un journaliste français lâchait un « Mort à Macron » pendant le 14 juillet ?)
Le problème, c'est que Khamenei, c'est le Guide suprême. Le chef absolu. Critiquer Khamenei, c'est comme critiquer la République en France. Sauf que là, les conséquences sont bien plus graves. On parle de prison, d'exécution, de disparition...
Et maintenant ?
Le journaliste, lui, a disparu des radars. On ne sait pas s'il a été arrêté, s'il s'est caché, ou s'il a tout simplement été liquidé. (Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce n'est pas une situation enviable.)
Côté direction de la chaîne, c'est la panique. On se demande qui va prendre la relève, comment ils vont gérer la crise. Parce qu'en Iran, une crise médiatique, ça se règle souvent dans le sang.
Bref, on est loin des petits scandales de la télé française. Ici, c'est la vie des gens qui est en jeu. Et ça, ça change tout.
En France, on en pense quoi ?
En France, on est habitués à la liberté d'expression. On peut critiquer le président, les politiques, sans trop de risques. (Enfin, sauf si vous êtes un peu trop virulent, mais bon, vous voyez l'idée.)
Alors, quand on voit ce qui se passe en Iran, on se dit que notre système, malgré ses défauts, a quand même des avantages. On peut critiquer, protester, sans avoir peur de finir en prison. Ou pire.
C'est peut-être ça, la vraie différence. En France, on a le droit de se tromper. En Iran, un seul mot de travers, et c'est la fin.
Et vous, vous en pensez quoi ? Vous imaginez vivre dans un pays où un simple mot peut vous coûter la vie ?
Le directeur a été viré parce qu'il est responsable du contenu diffusé par sa chaîne. En prononçant une phrase aussi grave, le journaliste a mis toute la chaîne en danger. Le directeur a donc été licencié pour ne pas avoir su contrôler son équipe.
Le journaliste risque très gros. En Iran, critiquer le Guide suprême est un crime très grave. Il peut être arrêté, emprisonné, ou pire. On ne sait pas encore ce qu'il va lui arriver, mais une chose est sûre : sa vie ne sera plus jamais la même.
Les médias iraniens vont probablement renforcer leur contrôle sur le contenu diffusé. Ils vont peut-être aussi licencier d'autres journalistes pour faire un exemple. Bref, ils vont tout faire pour éviter que cela ne se reproduise. Parce qu'en Iran, une erreur peut coûter très cher.
Et si vous voulez en savoir plus sur les différences entre les systèmes médiatique français et iranien, n'hésitez pas à faire vos recherches. Parce que, croyez-moi, il y a de quoi faire.