Et si on parlait enfin des jeux vidéo ? Pas pour vanter les derniers blockbusters, non. Mais pour aborder un vrai sujet de société. Celui qui fâche, qui divise, et qui, surtout, inquiète les parents. Emmanuel Macron a mis les pieds dans le plat cette semaine. Résultat ? Tout le monde en parle. Mais pas toujours pour les bonnes raisons.
Un président qui ose poser les questions qui dérangent
Mardi 3 février, une professeure de Sanary-sur-Mer se fait agresser par un élève. Un adolescent de 14 ans, qui passe deux heures par jour devant ses écrans. Coïncidence ? Emmanuel Macron ne semble pas le croire. Dans une interview accordée à Brut, il lie explicitement violence chez les jeunes et exposition aux contenus violents. « La violence, qui s'installe dans la société et chez les plus jeunes, est aussi liée au fait que les enfants, les adolescents sont beaucoup plus exposés à de la violence dans des vidéos qu'ils vont voir sur les réseaux sociaux. Ou dans les jeux vidéo qu'ils vont faire », assure-t-il.
Autant dire que ça a fait du bruit. Le Syndicat national du jeu vidéo a immédiatement réagi, qualifiant les propos du président de « raccourcis inacceptables en 2026 ». Macron a tenté de calmer le jeu sur X (ex Twitter), précisant qu'il ne s'agissait pas de diaboliser une industrie culturelle. « Soutenir une industrie et une culture n’interdit pas de poser une question simple, sans caricature : quels sont les effets de certains contenus et de certains usages sur les plus jeunes ? »
Le moins qu'on puisse dire, c'est que le débat est lancé. Et il est brûlant. Parce qu'on parle ici de santé publique. De protection des mineurs. De responsabilité collective. Bref, de sujets qui ne laissent personne indifférent.
Interdiction des jeux vidéo pour les moins de 15 ans : une idée qui fait son chemin
Alors, interdire les jeux vidéo aux mineurs ? L'idée est sur la table. Macron évoque même une possible interdiction pour les moins de 15 ans. Comme pour les réseaux sociaux, dont l'accès pourrait être verrouillé avant cet âge. Mais avant de prendre des mesures radicales, le président veut des réponses. Des réponses scientifiques.
Une mission va être confiée à des experts, au Conseil national du numérique et de l'IA. Leur objectif ? Évaluer les impacts des jeux vidéo sur les jeunes. « C'est notre responsabilité de demander à des chercheurs, scientifiques et cliniciens d'évaluer les impacts, de démêler les idées reçues et d'éclairer le débat public », explique Macron. Le rapport est attendu pour mai ou juin. En attendant, les parents sont en première ligne.
Parce que le constat est là. Certains jeunes passent leurs journées, parfois leurs nuits, à jouer. Et ce n'est pas un détail. Des jeux classés PEGI 18 sont joués par des enfants. Comment l'expliquer ? Comment réguler ? Les questions sont nombreuses. Les réponses, elles, se font attendre.
Un débat qui dépasse largement le cadre des jeux vidéo
Mais au-delà des jeux vidéo, c'est toute la question de l'exposition des mineurs aux écrans qui est posée. Macron l'a d'ailleurs rappelé : il souhaite interdire l'accès aux réseaux sociaux avant 15 ou 16 ans. Un projet de loi doit être présenté en janvier. La vérification de l'âge sur les plateformes serait obligatoire. Une mesure qui, si elle est adoptée, pourrait changer la donne.
Alors, faut-il avoir peur des jeux vidéo ? Pas forcément. Mais faut-il encadrer leur usage ? Sans aucun doute. Parce que les écrans font partie de notre quotidien. Et qu'il est de notre responsabilité de protéger les plus jeunes. De leur offrir un cadre. De leur apprendre à consommer ces contenus avec modération.
Le débat est ouvert. Et il est temps qu'on en parle sérieusement. Sans tabous. Sans idées reçues. Juste avec des faits. Et des solutions concrètes.
Et vous, vous en pensez quoi ?
Parce que ce débat, il vous concerne. Que vous soyez parent, joueur, ou simplement citoyen. Dites-nous ce que vous en pensez. Les jeux vidéo sont-ils vraiment dangereux pour les mineurs ? Faut-il les interdire ? Ou simplement mieux les encadrer ? Les commentaires sont ouverts.
FAQ
Q: Quels sont les jeux vidéo les plus populaires chez les mineurs en 2026 ?
A: Les jeux comme Fortnite, FIFA, et les jeux de rôle en ligne continuent de dominer. Mais les jeux indépendants gagnent aussi en popularité.
Q: Comment savoir si un jeu est adapté à mon enfant ?
A: Le système de classification PEGI est un bon point de départ. Mais rien ne remplace le bon sens et le dialogue avec votre enfant.
Q: Quelles sont les alternatives aux jeux vidéo pour les mineurs ?
A: Les activités sportives, artistiques, ou simplement passer du temps en famille sont d'excellentes alternatives. L'important est de varier les plaisirs.
Source : Capital