Un hiver glacial pour les habitants de Kiev

Imaginez. Il fait -5°C. Vous rentrez chez vous après une longue journée. Sauf que... pas de chauffage. Pas de chauffage du tout. C'est le quotidien de 2 600 immeubles à Kiev depuis les dernières frappes russes. Autant dire que l'hiver 2026 ne sera pas de tout repos pour les habitants.

Les températures négatives s'enchaînent. Les nuits sont longues. Et les bombes russes, elles, ne font pas de pause. Résultat des courses : des milliers de foyers privés de chauffage central. (On pourrait se demander si les autorités russes ont seulement conscience de l'impact humain de leurs actions.)

Des frappes ciblées ?

Difficile de dire avec certitude si ces frappes visent spécifiquement les infrastructures énergétiques. Mais le moins qu'on puisse dire, c'est que le timing est pour le moins... opportun. Comme le rapporte nos confrères de BMF International, les frappes ont eu lieu en pleine vague de froid. Coïncidence ? On aimerait y croire.

Les conséquences sont immédiates. Les écoles ferment. Les entreprises tournent au ralenti. Les hôpitaux, déjà surchargés, doivent faire face à une nouvelle vague de patients souffrant d'hypothermie. Bref, la vie à Kiev vient de se compliquer un peu plus.

Et maintenant ?

Les autorités ukrainiennes tentent de faire face. Des centres d'hébergement d'urgence ont été ouverts. Des distributions de couvertures et de chauffages d'appoint sont organisées. Mais avec 2 600 immeubles concernés, la tâche est titanesque.

Côté solidarité, les voisins s'entraident. Les plus chanceux ouvrent leurs portes à ceux qui n'ont plus de chauffage. Les restaurants locaux offrent des repas chauds. Mais combien de temps cette solidarité pourra-t-elle tenir ?

Autre chose : les réparations. Les techniciens travaillent jour et nuit. Mais les frappes se poursuivent. Et puis, comment réparer des infrastructures qui sont à nouveau bombardées quelques heures après avoir été réparées ?

Un hiver qui n'en finit pas

Le froid s'installe. Les frappes aussi. Et les habitants de Kiev, eux, n'ont qu'une envie : que cet hiver finisse enfin. Mais avec les températures qui restent négatives et les bombes qui continuent de tomber, difficile d'être optimiste.

Le truc, c'est que cette situation n'est pas près de s'améliorer. Les prévisions météo annoncent encore plusieurs semaines de froid intense. Et côté politique, aucun signe d'apaisement à l'horizon. Alors, on se demande : jusqu'où ira cette guerre ? Et surtout, combien de temps les habitants de Kiev pourront-ils tenir ?

En attendant, on ne peut s'empêcher de penser à eux. À leur courage. À leur résilience. Et à cette question qui nous hante : quand est-ce que ça va s'arrêter ?

Les habitants utilisent principalement des chauffages d'appoint, des couvertures chauffantes et des bouillottes. Certains ont même recours à des poêles à bois improvisés. Les centres d'hébergement d'urgence et les lieux publics comme les bibliothèques et les centres commerciaux sont également ouverts pour offrir un peu de chaleur.

Les conséquences sanitaires sont multiples. On observe une augmentation des cas d'hypothermie, de bronchites et d'autres infections respiratoires. Les hôpitaux sont submergés, et les médecins alertent sur le risque accru pour les personnes âgées et les jeunes enfants.

À long terme, la solution passe par la reconstruction des infrastructures énergétiques et la protection de ces infrastructures contre les frappes. Cependant, avec le conflit en cours, cela semble difficile. En attendant, les autorités ukrainiennes et les organisations internationales tentent de fournir des aides d'urgence et des solutions temporaires.