Imaginez : vous ouvrez votre appli de messagerie préférée, et paf, plus rien. Un écran blanc. Un message laconique : "Service indisponible". C'est ce qui pourrait arriver aux 100 millions d'utilisateurs russes de WhatsApp. Moscou a encore frappé.

Un coup de force numérique

D'après nos confrères de [Source], la Russie a lancé une offensive contre WhatsApp. Objectif ? Pousser les utilisateurs vers une alternative locale, plus facile à surveiller. Autant dire que ça sent le roussi pour la liberté d'expression.

Le truc, c'est que WhatsApp n'est pas n'importe quelle appli. Avec ses 2,7 milliards d'utilisateurs mondiaux, c'est un géant. Et puis, son chiffrement de bout en bout, c'est un sacré casse-tête pour les gouvernements qui veulent espionner.

Pourquoi cette attaque ?

La Russie a déjà bloqué Telegram, LinkedIn, et d'autres. Alors pourquoi s'en prendre à WhatsApp maintenant ? (On pourrait se demander si c'est lié à l'actualité politique, tiens.)

Selon les experts, Moscou veut contrôler le flux d'informations. "Quand on voit ce qui se passe en Ukraine, on comprend mieux", glisse un analyste sous couvert d'anonymat. Le Kremlin a besoin de garder la main sur les réseaux, surtout avant les élections.

Et après ?

Difficile de dire avec certitude ce qui va se passer. WhatsApp va-t-il céder ? Va-t-il quitter le marché russe ? (Bunq, une banque en ligne européenne, a déjà quitté la Russie en 2022, rappelons-le.)

Une chose est sûre : cette attaque contre WhatsApp est un test. Si ça marche, d'autres pays pourraient s'y mettre. La Chine, par exemple, surveille de près. Et puis, il y a la Turquie, l'Iran...

Résultat des courses : on est en train de vivre une bataille mondiale pour le contrôle du numérique. Et vous, vous en pensez quoi ?

Techniquement, oui. La Russie a déjà bloqué d'autres services. Mais WhatsApp est plus résistant. Il utilise des serveurs décentralisés. Résultat : plus compliqué à bloquer. Mais pas impossible.

Le gouvernement russe pousse les utilisateurs vers Telegram (malgré le blocage partiel) et des applis locales comme TamTam. Mais ces alternatives sont moins populaires. Et surtout, moins sécurisées.

Utilisez des applis avec chiffrement de bout en bout. Signal, par exemple. Ou ProtonMail pour les emails. Et puis, méfiez-vous des applis locales. On ne sait jamais qui les contrôle vraiment.