Un départ qui fait date

C'est officiel, l'Afrique du Sud tire sa révérence en RDC. Le 8 février dernier, Pretoria a annoncé le retrait de ses troupes de la Monusco, la mission de paix de l'ONU. Une décision qui tombe comme un pavé dans la mare, et qui pose question.

D'après nos confrères de Courrier International, cette annonce révèle surtout le déclin d'une armée sud-africaine en perte de vitesse. Autant dire que le moral n'est pas au beau fixe côté Pretoria.

Une armée en crise

Alors, que se passe-t-il vraiment ?

Les forces armées sud-africaines, autrefois fierté nationale, semblent aujourd'hui à bout de souffle. (On se souvient encore de leur engagement en Angola dans les années 80, ou plus récemment au Burundi.)

Le problème ? Des ressources limitées, un manque de moyens, et surtout une capacité de projection qui s'affaiblit. Résultat des courses : l'Afrique du Sud, qui se voyait encore comme un acteur clé en Afrique, doit désormais se contenter d'un rôle plus modeste.

Quelles conséquences pour la RDC ?

Côté Kinshasa, l'annonce a fait l'effet d'une douche froide. La Monusco, déjà fragilisée, perd un acteur important. Et puis, difficile de nier que ce retrait pourrait avoir des répercussions sur la situation sécuritaire.

La RDC, en proie à des conflits persistants, compte sur la Monusco pour maintenir un semblant de stabilité. Avec le départ des Sud-Africains, on pourrait se demander si la mission de l'ONU ne va pas perdre en crédibilité.

Et maintenant ?

Alors, que va-t-il se passer ?

D'un côté, l'Afrique du Sud va devoir se recentrer sur ses priorités internes. De l'autre, la Monusco devra trouver des solutions pour combler ce vide. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les défis sont nombreux.

Reste à savoir si d'autres pays vont suivre l'exemple sud-africain. Pour l'instant, rien n'est moins sûr. Mais une chose est certaine : ce retrait marque un tournant dans la politique étrangère de Pretoria.

Selon les informations disponibles, ce retrait s'explique par un déclin des capacités militaires sud-africaines. Manque de moyens, ressources limitées : l'armée n'est plus en mesure de se projeter à l'étranger comme avant.

La Monusco perd un acteur important. Cela pourrait affaiblir sa capacité à maintenir la stabilité en RDC, déjà fragilisée par des conflits persistants.

Pour l'instant, rien n'est moins sûr. Mais ce retrait marque un tournant dans la politique étrangère de Pretoria, et pourrait inciter d'autres pays à reconsidérer leur engagement.

En attendant, une question persiste : quel sera l'impact réel de ce retrait sur la situation en RDC ? Seule l'avenir nous le dira.