12,4%. C'est la part des élèves français qui apprennent encore l'allemand. Autant dire que la langue de Goethe n'est plus vraiment dans le vent. Et pourtant, l'Allemagne reste notre premier partenaire commercial. Alors, pourquoi ce désamour ?

À l'occasion de la troisième édition de la Nuit de l'Europe, qui se tiendra les 20 et 21 février à Sciences Po Strasbourg, on a voulu comprendre ce qui se cache derrière cette baisse vertigineuse.

Un déclin qui s'accélère

Il y a encore dix ans, l'allemand se maintenait à peu près. Mais depuis, c'est la chute libre. Les chiffres sont sans appel : en 2015, près d'un élève sur cinq choisissait l'allemand comme langue vivante. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 12,4%. Résultat des courses : l'allemand est désormais la quatrième langue la plus apprise en France, derrière l'anglais, l'espagnol et même l'italien.

Le truc, c'est que cette tendance n'est pas nouvelle. Elle s'inscrit dans un mouvement de fond qui touche toutes les langues étrangères. Mais l'allemand, lui, a vraiment du mal à se remettre dans le bain.

Pourquoi l'allemand ne fait plus rêver ?

Plusieurs facteurs entrent en jeu. D'abord, il y a la concurrence féroce de l'espagnol. Plus facile à apprendre, plus