« Les indices, comme le CAC 40, continuent d’être bien orientés. Mais il y a toujours des points de fissure sur le marché. Le sentiment des investisseurs est négatif. Prenons le ratio put/call sur actions qui est un bon indicateur de la perception du risque. Il est à un point haut depuis juin dernier. Cela signifie que certains compartiments de marché, ceux qui sont les plus concernés par l’IA, pourraient encore chuter à court terme. De notre point de vue, seule une pause dans les investissements massifs dans l’IA est susceptible de rassurer durablement », a déclaré Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM.

Ces déclarations ont été faites alors que le CAC 40, l'indice phare de la bourse de Paris, a enregistré une légère baisse de 0,36% sous les 8 400 points, à la veille de la publication des prix PCE (personal consumption expenditures), le baromètre de prédilection de la Fed dans son appréciation de la dynamique des prix. Cette publication est attendue avec impatience par les investisseurs, car elle pourrait éclairer sur la trajectoire des taux fédéraux pour cette année.

Le CAC 40 a ainsi continué à naviguer dans des eaux troubles, avec des niveaux de grande fermeté, mais également une certaine instabilité due à l'incertitude entourant la politique monétaire de la Fed. Les opérateurs restent prudents, en attendant les données statistiques qui pourraient influencer les décisions de la banque centrale américaine.

Contexte économique et statistiques

Sur le plan statistique, les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage ont atteint 206 000, dépassant ainsi les attentes. De même, le « Philly Fed » a affiché un chiffre de 16,3, également supérieur aux prévisions. Ces résultats constituent une bonne série après le rapport sur l'emploi de janvier, qui avait déjà montré des signes de stabilité sur le marché du travail.

Ces statistiques positives ont contribué à maintenir un climat économique relativement stable, malgré les incertitudes liées à la politique monétaire. Les investisseurs restent cependant vigilants, attendant les prochaines données pour ajuster leurs stratégies d'investissement en conséquence.

Il est important de noter que le marché des actions est sensible aux variations de la politique monétaire, car les taux d'intérêt ont un impact direct sur la rentabilité des investissements. Une hausse des taux peut rendre les emprunts plus coûteux pour les entreprises, ce qui peut affecter leur capacité à investir et à créer des emplois.

Performances des valeurs et secteurs

Sur le plan des valeurs, certaines entreprises ont affiché des performances notables. Orange, par exemple, a gagné 7,5% après la publication de ses résultats annuels et de son plan stratégique « trust the future », qui ont été bien accueillis par les investisseurs. En revanche, Airbus a perdu 6,8% après avoir abaissé ses perspectives de production et dévoilé un objectif de livraisons décevant pour 2026, en raison de problèmes d'approvisionnement de moteur.

D'autres entreprises, comme Renault, ont également enregistré des pertes, avec une baisse de 3,1% après avoir projeté une contraction de sa rentabilité en 2026. En outre, Eramet a accusé son plus lourd repli depuis plus de sept ans, avec une perte de 23,7%, après avoir encaissé une importante perte nette au titre de 2025 et avoir annoncé un projet de recapitalisation pour renforcer son bilan précaire.

Il est intéressant de noter que les performances des valeurs peuvent être influencées par divers facteurs, tels que les résultats financiers, les perspectives de croissance, la concurrence et les tendances sectorielles. Les investisseurs doivent prendre en compte ces éléments pour évaluer les opportunités et les risques liés à chaque entreprise.

Marchés internationaux et classements

Sur le plan international, les principaux indices sur actions ont terminé la séance de jeudi dans le rouge, à l'image du Dow Jones (-0,54%) et du Nasdaq Composite (-0,31%). Le S&P500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque, s'est contracté de 0,28% à 6 861 points.

Ces mouvements sur les marchés internationaux sont souvent liés aux décisions de politique monétaire, aux données économiques et aux événements géopolitiques. Les investisseurs doivent surveiller ces développements pour ajuster leurs stratégies d'investissement en conséquence.

Il est également important de suivre les classements et les performances des différentes bourses, car ils peuvent refléter les tendances économiques et les attentes des investisseurs. Les classements peuvent varier en fonction des critères utilisés, tels que la capitalisation boursière, la liquidité et la volatilité.

Prévisions et perspectives

Au regard des facteurs graphiques clés, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme. Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 8 500 points.

Il est important de noter que les prévisions et les perspectives peuvent varier en fonction des développements économiques et des décisions de politique monétaire. Les investisseurs doivent rester vigilants et ajuster leurs stratégies d'investissement en conséquence.

En conclusion, le CAC 40 a enregistré une légère baisse à l'approche de la publication des prix PCE, qui pourrait éclairer sur la trajectoire des taux fédéraux pour cette année. Les investisseurs restent prudents, attendant les prochaines données pour ajuster leurs stratégies d'investissement en conséquence.

Éléments graphiques clés

Le niveau technique des 8 260 points - niveau clé - avait été franchi sur gap vendredi 09 janvier. Il aura été réintégré rapidement (19 janvier), sur gap encore plus ample, ce qui n'est pas une bonne nouvelle. En une séance seulement, l'indice a effacé tous les gains enregistrés depuis le début de l'année.

La volatilité historique s'intensifie, provoquant un élargissement notable des bandes de Bollinger, comme nous l'avions connu au tournant du mois d'octobre. L'indice a repris contact avec la borne haute jeudi 12/02, avant d'inverser la vapeur en séance. Proche des zéniths certes, mais sans sérénité. La bougie en harami du 19/02 est venu le rappeler froidement.

CAC 40 : Un harami... qui nous veut du bien ? (©ProRealTime.com)
CAC 40 : Un harami... qui nous veut du bien ? (©ProRealTime.com)

En résumé, le CAC 40 reste sous surveillance, en attendant les prochaines données statistiques et les décisions de politique monétaire. Les investisseurs doivent rester vigilants et ajuster leurs stratégies d'investissement en conséquence.