Imaginez un casque de skeleton qui porte non seulement le nom de son pays, mais également les portraits de sportifs tombés au combat. C'est ce que souhaite faire Vladyslav Hersakevytch, un athlète ukrainien de 25 ans, aux Jeux olympiques de Milan-Cortina qui commencent ce jeudi 12 février. Mais le Comité international olympique (CIO) refuse et menace de disqualification.

Un geste de solidarité

Qu'est-ce qui pousse un athlète à prendre un tel risque ? (on pourrait se demander si c'est juste un geste de solidarité ou quelque chose de plus profond) La réponse est simple : Vladyslav Hersakevytch veut honorer la mémoire de ses compatriotes tués pendant la guerre contre la Russie. Selon nos confrères de Courrier International, plus de 100 sportifs ukrainiens ont perdu la vie depuis le début du conflit en 2022.

Et puis, il y a la question de la liberté d'expression. Le CIO défend son droit de refuser tout symbole politique ou religieux, mais on se demande si cela ne va pas trop loin. N'est-ce pas le rôle des athlètes de prendre position sur les questions qui les touchent ? Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est intervenu dans cette affaire, soulignant l'importance de la liberté d'expression et du droit de porter des symboles de solidarité.

Le contexte politique

Une guerre qui dure

La guerre entre l'Ukraine et la Russie dure depuis plus de 4 ans, avec des conséquences dévastatrices pour les deux pays. Selon les chiffres de l'ONU, plus de 7 000 civils ont été tués et des millions de personnes ont été déplacées. Le conflit a également eu un impact important sur le monde du sport, avec de nombreux athlètes ukrainiens contraints de s'exiler ou de mettre fin à leur carrière.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que la situation est complexe. D'un côté, on a le CIO qui défend son règlement, et de l'autre, on a des athlètes comme Vladyslav Hersakevytch qui veulent faire entendre leur voix. Autre chose : que se passera-t-il si d'autres athlètes décident de suivre son exemple ? Le truc, c'est que cela pourrait créer un précédent dangereux pour le CIO.

Conclusion

Bref, la question est : qu'est-ce qui est le plus important ? La liberté d'expression ou le respect du règlement ? On pourrait se demander si cela ne va pas au-delà du sport, et si cela ne concerne pas notre société dans son ensemble. Quoi qu'il en soit, il est clair que cette affaire va continuer à faire parler d'elle dans les prochains jours.

Le casque de la mémoire est un casque de skeleton portant les portraits de sportifs ukrainiens tués pendant la guerre contre la Russie.

Le CIO refuse de laisser Vladyslav Hersakevytch porter le casque car il considère que cela va à l'encontre de son règlement interdisant les symboles politiques ou religieux.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a souligné l'importance de la liberté d'expression et du droit de porter des symboles de solidarité, et a appelé le CIO à reconsidérer sa décision.