Un dispositif généreux, mais qui a-t-on laissé les étudiants faire ?

On pourrait se demander si les étudiants de l'université de Limoges ont vraiment pigé l'esprit du congé menstruel mis en place en octobre 2025. Dix jours d'absence par an, sans certificat médical, pour aider les étudiantes en souffrance. Autant dire que c'était un geste plutôt cool de la part de l'université - (ou peut-être un peu trop cool ?).

Mais le moins qu'on puisse dire, c'est que le dispositif n'a pas été respecté par tous. Selon les informations de nos confrères du Parisien, une cinquantaine de garçons de l'Ensil-Ensci, école d'ingénieur, ont détourné ce dispositif pour rater des cours obligatoires. Résultat des courses : 100 jours d'absence en trois mois. Et puis, on se demande, qu'est-ce qui s'est passé dans leurs têtes ?

Un problème de confiance, ou juste de la paresse ?

Comment en est-on arrivé là ? On pourrait penser que les étudiants ont simplement profité d'une occasion de faire le mur. Mais il y a peut-être quelque chose de plus profond. Le vice-président de l'université, Raphaël Jamier, explique que le dispositif était basé sur la confiance. Mais cette confiance a été trahie. Le truc, c'est que les étudiants n'ont pas compris que ce dispositif était destiné à aider les étudiantes en souffrance, et non à leur permettre de faire des pauses régulières.

Le courrier envoyé par les vice-présidents de la vie étudiante le 19 décembre pour recadrer les choses est éloquent : « Toute personne, ne pouvant, biologiquement, souffrir d’un syndrome menstruel quel qu’il soit, ne peut pas bénéficier du congé menstruel. » Bref, les étudiants devraient peut-être relire les règles du jeu.

Quel avenir pour le congé menstruel ?

Alors que des députés espagnols ont définitivement adopté le projet de loi sur le congé menstruel en février dernier, la question reste encore taboue en France. Mais on pourrait se demander si les entreprises françaises ne pourraient pas prendre exemple sur l'université de Limoges et mettre en place des dispositifs similaires. Et puis, il faudrait peut-être discuter de cela sans tabou.

Le congé menstruel, c'est un sujet délicat, mais qui mérite d'être discuté. Et peut-être que l'université de Limoges a fait un pas dans la bonne direction, même si le dispositif n'a pas été respecté par tous. Le problème, c'est de trouver un équilibre entre la confiance et la responsabilité. Côté confiance, il y a du travail.

Conclusion

Le congé menstruel à l'université de Limoges, c'est un exemple de dispositif généreux mais mal utilisé. Mais on pourrait se demander si cela ne nous enseigne pas quelque chose sur la confiance et la responsabilité. Peut-être que les entreprises françaises pourraient prendre exemple sur cela et mettre en place des dispositifs similaires. Le hic, c'est de savoir si les étudiants seront prêts à respecter les règles.

Le congé menstruel est un dispositif qui permet aux étudiantes en souffrance de prendre des jours d'absence pour se rétablir. Rien de plus, rien de moins.

Les étudiants ont probablement profité d'une occasion de faire le mur, mais il y a peut-être quelque chose de plus profond, comme un problème de confiance. Ou peut-être juste de la paresse.

La question reste encore taboue en France, mais on pourrait se demander si les entreprises françaises ne pourraient pas prendre exemple sur l'université de Limoges et mettre en place des dispositifs similaires. Et puis, il faudrait discuter de cela sans tabou.