Une affaire qui bouleverse l'opinion publique depuis des années. Le procès en appel de l'enseignante de la jeune Evaëlle, 11 ans, qui s'est suicidée en 2019, vient de s'achever. Les plaidoiries de la défense ont été sans concession, réclamant la relaxe de l'enseignante poursuivie pour harcèlement scolaire. Mais qu'est-ce qui s'est réellement passé dans cette classe de 6e ?
Les faits
D'après nos confrères de BFM, Evaëlle, décrite comme "précoce" et "atypique", avait du mal à s'intégrer dans son école. Les témoignages de ses camarades de classe ont décrit un climat de harcèlement et d'exclusion. Mais l'enseignante, Mme B., est-elle vraiment responsable de la mort de cette jeune fille ? (On pourrait se demander si...) L'avocate de Mme B., Me Marie Roumiantseva, est catégorique : "Il n'y a pas de crime ou de délit sans la volonté de les commettre. Ca n'existe pas le harcèlement moral par imprudence ou négligence."
Les réactions
Côté parents d'Evaëlle, la douleur et la colère sont toujours présentes. Ils dénoncent un système qui n'a pas su protéger leur fille. Le procès en appel a été l'occasion pour eux de faire entendre leur voix et de demander justice. Mais qu'est-ce que justice signifie dans ce cas ? Le moins qu'on puisse dire, c'est que la décision du tribunal sera lourde de conséquences. D'après les informations de nos confrères, la cour d'appel de Versailles rendra sa décision le 13 avril.
L'attente
Et puis, il y a l'attente. L'attente de la décision, mais aussi l'attente de changements. Car, autant dire que, ce procès a mis en lumière les failles du système scolaire. Le harcèlement, l'exclusion, la pression... Tous ces facteurs peuvent avoir des conséquences dramatiques. Alors, que peut-on faire pour éviter que de tels drames se reproduisent ? Resultat des courses, la réponse est complexe et nécessite une prise de conscience collective.
Bref, le procès de l'enseignante d'Evaëlle est un rappel cruel que la justice n'est pas toujours simple. Il y a des zones grises, des nuances, des contextes... Et il est difficile de dire avec certitude qui est responsable et qui ne l'est pas. Mais une chose est sûre : la souffrance de cette famille et de cette communauté doit être entendue et prise en compte.
La cour d'appel de Versailles rendra sa décision le 13 avril.
Me Marie Roumiantseva.
11 ans.