Imaginez : vous déclarez une espèce disparue, puis... paf ! On la retrouve. Ou pire : vous arrêtez les efforts de protection parce qu'on la croit éteinte, alors qu'il en reste peut-être. C'est ça, l'effet Roméo. Et ça arrive plus souvent qu'on ne le pense.
Selon nos confrères de Numerama, qui relayent une analyse de The Conversation, la science de la biodiversité est un champ de mines. Entre erreurs de jugement et redécouvertes miraculeuses, les scientifiques naviguent à vue. (Et oui, même eux ne sont pas infaillibles.)
Quand déclarer une espèce éteinte devient un casse-tête
Déclarer une espèce éteinte, ce n'est pas comme barrer un nom sur une liste. C'est un verdict lourd, prononcé après des années de recherches. Les biologistes doivent éplucher tous les habitats potentiels, aux bonnes saisons, pendant des lustres. Et encore, même comme ça, ils peuvent se tromper.
Prenez l'exemple du courlis à bec grêle. Disparu des radars depuis 1995. Une étude de fin 2024 estime à 96% la probabilité qu'il ait disparu. Mais... 96%, c'est pas 100%. Autant dire qu'on n'est pas à l'abri d'une surprise.
Le truc, c'est que ces erreurs ont des conséquences directes. Si on déclare une espèce éteinte trop tôt, on arrête les programmes de protection. Résultat des courses : l'espèce pourrait disparaître pour de bon. (Et ça, c'est la faute à Roméo, le pauvre.)
L'effet Lazare : quand les espèces ressuscitent
Parfois, contre toute attente, une espèce