On pourrait croire que l'invasion des voitures électriques chinoises en Europe est inévitable. Pourtant, malgré une croissance certaine, ces véhicules peinent encore à séduire durablement. Pourquoi un tel décalage ?

Imaginez un peu : des écrans partout, une conduite molle, des coffres réduits... Autant dire que l'expérience de conduite proposée par les marques chinoises déroute plus d'un automobiliste européen. Mais est-ce vraiment un problème ? Ou simplement une question d'adaptation ?

Des tableaux de bord qui déroutent

Dès qu'on s'installe au volant, le choc est souvent là. Les constructeurs chinois ont visiblement pris Tesla comme modèle. Résultat : des écrans immenses, des boutons qui se font rares, des molettes sur le volant... (On se croirait dans un épisode de Black Mirror, non ?)

Le problème ? Cette standardisation à outrance ne correspond pas forcément aux attentes européennes. Nos confrères de Frandroid l'ont constaté lors de leurs essais : les menus sont complexes, les sous-menus innombrables, et la traduction parfois approximative. Bref, l'expérience utilisateur laisse à désirer.

Pourtant, ces voitures sont conçues pour une clientèle chinoise bien différente de la nôtre. Plus jeune, plus connectée, plus habituée à la technologie. En Chine, la connectivité est reine, et les systèmes d'infodivertissement ultra-performants. Mais ici, en Europe, on préfère souvent un peu plus de simplicité et de boutons physiques.

Une conduite trop douce pour les Européens

Autre point de friction : le comportement routier. Les voitures chinoises sont souvent critiquées pour leur conduite trop molle. Direction légère, suspension confort, réponse moteur peu dynamique... On est loin des sensations fortes promises par les sportives européennes.

Encore une fois, cela s'explique par les différences culturelles. En Chine, les vitesses moyennes sont plus faibles, et les automobilistes privilégient le confort. Mais en Europe, on aime conduire, et on attend des sensations plus sportives. (D'ailleurs, qui n'a jamais rêvé de frissonner au volant ?)

Heureusement, certaines marques chinoises commencent à comprendre ces attentes. La Xiaomi SU7 Ultra, par exemple, a battu la Porsche Taycan sur le circuit du Nürburgring. Preuve qu'elles peuvent aussi proposer des voitures performantes. Mais cela reste une niche.

Des coffres réduits, mais des sièges arrière spacieux

Passons à l'habitacle. Les voitures chinoises ont souvent des coffres réduits. Le Leapmotor C10, par exemple, n'offre que 435 litres pour 4,74 mètres de long. C'est peu comparé à la concurrence européenne.

En revanche, les passagers arrière ont toute la place du monde. Sièges chauffants, climatisation dédiée, dossiers inclinables... Les constructeurs chinois ont visiblement compris l'importance de l'espace aux jambes. (Après tout, qui n'a jamais rêvé de s'allonger confortablement à l'arrière ?)

Cette priorité donnée aux passagers arrière s'explique par la culture chinoise, où la famille occupe une place centrale. Mais en Europe, on privilégie souvent le volume du coffre. Un choix culturel, donc, qui montre bien les différences entre les deux marchés.

Une adaptation en cours

Rassurez-vous, les constructeurs chinois ne restent pas les bras croisés. Ils ouvrent des centres de recherche et développement en Europe : BYD en Hongrie, Xiaomi à Munich, GAC à Milan... Ils calibrent leurs voitures pour mieux répondre aux attentes locales.

BYD, par exemple, a déjà fait un premier pas avec l'Atto 2 hybride, une motorisation non disponible en Chine. Preuve qu'ils sont prêts à s'adapter. (On pourrait presque parler de révolution culturelle, non ?)

Alors, peut-on espérer voir bientôt des voitures chinoises spécifiquement conçues pour le marché européen ? C'est probable. D'ailleurs, lors de la prise en main de la Denza Z9 GT de BYD, la marque a annoncé des améliorations pour la version européenne : groupe motopropulseur, performances, autonomie, taille des pneumatiques...

Bref, les choses bougent. Et si les voitures chinoises finissent par s'imposer en Europe, ce ne sera pas grâce à une invasion, mais grâce à une adaptation intelligente.

Les voitures chinoises peinent à séduire en Europe car elles ne correspondent pas toujours aux attentes locales. Écrans omniprésents, conduite trop molle, coffres réduits... Autant de points qui déroutent les automobilistes européens. Mais les constructeurs chinois commencent à s'adapter.

Non, les voitures chinoises ne sont pas toutes identiques. Certaines marques proposent des modèles sportifs performants, comme la Xiaomi SU7 Ultra, qui a battu la Porsche Taycan sur le circuit du Nürburgring. Mais ces modèles restent une niche.

Oui, les constructeurs chinois commencent déjà à s'adapter au marché européen. Ils ouvrent des centres de recherche et développement en Europe et proposent des modèles spécifiques, comme l'Atto 2 hybride de BYD. Bref, les choses bougent.