L'exposition « La Marrade », qui s'est tenue au Lieu d'art et action contemporaine (LAAC) de Dunkerque en octobre 2025, offre une perspective unique sur l'humour dans les luttes féministes des années 1970. Le nom même de l'exposition, « La Marrade », est suffisant pour susciter un sourire, invitant le public à explorer la scénographie violette de l'exposition, couleur symbole des suffragettes et des luttes féministes.

Contexte et scénographie

Le LAAC, situé à Dunkerque dans le Nord de la France, est un musée qui s'est attaché à féminiser ses collections et expositions ces dernières années. C'est dans ce contexte que l'historienne de l'art Camille Paulhan a été invitée à explorer un champ peu abordé : la drôlerie et l'autodérision dans l'art des plasticiennes des années 1970. Cette période est souvent perçue comme marquée par des militantes féministes revêches et agressives, ce qui rend l'approche de Camille Paulhan d'autant plus intrigante.

Recherches et origines de la représentation du rire

Pour ses recherches, Camille Paulhan est remontée aux origines de la représentation du rire chez les femmes, examinant le point de bascule que la deuxième vague féministe des années 1970 a représenté dans l'utilisation de l'humour au sein des luttes. Cette double investigation à la source du rire féminin offre une entrée en matière savoureuse, allant du mythe gréco-romain de Baubô, qui renvoie à l'obscénité, à l'épisode moralisant du rire de Sara dans la Bible, en passant par les caricatures du XIXe siècle, lorsque les féministes de la première vague réclamaient le droit de vote.

Representations de femmes riant ou faisant rire

Les représentations de femmes riant ou faisant rire dans l'art occidental sont peu flatteuses, comme le montrent les exemples cités par Camille Paulhan. Cela met en lumière l'intérêt de son exposition, qui vise à montrer comment l'humour a été utilisé comme outil de lutte et de libération par les femmes pendant les années 1970. L'exposition « La Marrade » se déploie ainsi dans les espaces utopiques du LAAC, offrant une perspective neuve et stimulante sur cette période clé de l'histoire féministe.

Conclusion et perspectives

L'exposition « La Marrade » à Dunkerque constitue une contribution significative à la compréhension de l'humour dans les luttes féministes des années 1970. En explorant ce champ peu abordé, Camille Paulhan offre une perspective rafraîchissante sur une période souvent réduite à des stéréotypes. Cette exposition invite à réfléchir sur le rôle de l'humour dans les mouvements sociaux et sur la manière dont les femmes ont utilisé la drôlerie et l'autodérision pour faire avancer leurs causes.

L'objectif principal de l'exposition « La Marrade » est d'explorer l'humour dans les luttes féministes des années 1970, en montrant comment les femmes ont utilisé la drôlerie et l'autodérision comme outils de lutte et de libération.

L'exposition « La Marrade » a été conçue par l'historienne de l'art Camille Paulhan, qui a été invitée par le Lieu d'art et action contemporaine (LAAC) de Dunkerque pour explorer ce champ peu abordé.

L'exposition « La Marrade » s'est tenue au Lieu d'art et action contemporaine (LAAC) de Dunkerque en octobre 2025.