Imaginez un monde où les devoirs et les travaux universitaires sont faits en un clin d'oeil, sans effort ni réflexion. C'est le cas pour de nombreux étudiants qui utilisent l'intelligence artificielle (IA) pour travailler à leur place. D'après nos confrères de Journal du Geek, 73% des 18-24 ans et 68% des 12-17 ans utilisent désormais des outils comme ChatGPT dans le cadre de leurs études.

L'IA : une aide ou un obstacle ?

On pourrait se demander si l'IA est vraiment une aide ou si elle est plutôt un obstacle à l'apprentissage. La réponse n'est pas simple. D'un côté, l'IA peut aider les étudiants à rédiger des textes, à générer des idées et à améliorer leur compréhension. Mais de l'autre, elle peut également les empêcher de développer leurs compétences critiques et leur esprit d'analyse.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que les chiffres sont alarmants. 44% des utilisateurs d'IA générative ont recours à ces outils pour faire leurs devoirs, et ce taux explose chez les plus jeunes avec 68% des 12-17 ans et 73% des 18-24 ans. C'est autant dire que les étudiants sont de plus en plus dépendants de l'IA pour faire leurs travaux.

Les conséquences d'une dépendance à l'IA

Les conséquences de cette dépendance sont préoccupantes. Les étudiants produiraient plus de contenu, mais assimileraient moins de connaissances. En déléguant la rédaction à l'IA, ils renoncent au processus intellectuel visé par les exercices tels que la reformulation, la recherche documentaire ou la structuration logique.

(Et puis, il y a le risque que les étudiants commencent à penser que ChatGPT fait mieux qu'eux, ce qui diminue leur valeur intrinsèque et les empêche de développer leur esprit critique.)

Resultat des courses, les universités françaises s'équipent d'outils de détection comme Compilatio Magister+, Lucide.ai ou GPTZero pour identifier les passages générés par IA. Mais la répression ne suffit pas. Le ministère de l'Éducation nationale a publié en 2025 un cadre d'usage de l'IA, autorisé « dès lors qu'il respecte le cadre défini ».

Une adoption qui dépasse le cadre scolaire

Cette révolution touche toutes les générations. En deux ans, l'usage de l'IA générative est passé de 20% à 48% de la population française, adoptée plus rapidement que le smartphone ou internet en leur temps. Les cadres (76%), les diplômés du supérieur (65%) et les 25-39 ans (73%) figurent parmi les plus fervents utilisateurs.

Et vous, faites-vous partie des utilisateurs de l'IA ?

L'IA générative est un type d'intelligence artificielle qui permet de générer du contenu, comme des textes ou des images, de manière automatique.

L'IA peut aider les étudiants à rédiger des textes, à générer des idées et à améliorer leur compréhension. Elle peut également les aider à gagner du temps et à réduire leur charge de travail.

Les risques de l'IA pour les étudiants incluent la dépendance à l'IA, la perte de compétences critiques et la diminution de leur valeur intrinsèque. Elle peut également les empêcher de développer leur esprit d'analyse et leur capacité à réfléchir de manière autonome.

En conclusion, l'IA est un outil puissant qui peut être utilisé à la fois pour aider et pour freiner l'apprentissage. Il est important pour les étudiants de comprendre les avantages et les risques de l'IA et de l'utiliser de manière responsable. Mais on pourrait se demander, qu'est-ce que l'avenir réserve-t-il pour les étudiants et pour l'IA ?