La confrontation géopolitique entre les États-Unis et le reste du monde influence profondément la perception des entreprises technologiques mondiales, notamment en Europe. Alexandre Piquard, journaliste au Monde, analyse ce phénomène dans sa chronique.

Un changement de perception en Europe

Les multinationales du numérique, longtemps perçues comme des acteurs globaux, voient leur image se réaméricaniser sous l'effet des politiques de Donald Trump. Cette évolution est particulièrement notable en Europe, où les entreprises technologiques américaines étaient auparavant accueillies avec une certaine bienveillance.

Les entreprises technologiques dans le viseur

Les géants du numérique, tels que Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft, sont au cœur de cette transformation. Leurs pratiques en matière de fiscalité, de protection des données et de concurrence déloyale sont de plus en plus critiquées. Les régulateurs européens, notamment la Commission européenne, ont multiplié les enquêtes et les sanctions à leur encontre.

La fiscalité, un point de tension majeur

La question de la fiscalité est l'un des principaux points de friction. Les entreprises américaines sont accusées de profiter des failles fiscales pour minimiser leurs impôts en Europe. Les gouvernements européens cherchent désormais à harmoniser leurs législations pour lutter contre ces pratiques.

La protection des données, un enjeu crucial

Le Règlement général sur la protection des données (RGPD) adopté par l'Union européenne en 2018 a marqué un tournant dans la régulation des données personnelles. Les entreprises américaines, souvent critiquées pour leur gestion des données, doivent désormais se conformer à des normes strictes, sous peine de lourdes sanctions.

Les réactions des entreprises

Face à ces critiques, les multinationales du numérique ont adopté différentes stratégies. Certaines, comme Google et Apple, ont annoncé des investissements massifs en Europe pour se rapprocher de leurs clients et des régulateurs. D'autres, comme Facebook, ont préféré négocier avec les autorités pour éviter des sanctions.

Les investissements en Europe

Google a annoncé un plan d'investissement de plusieurs milliards d'euros en Europe, notamment dans des centres de données et des bureaux de recherche. Apple, de son côté, a ouvert un nouveau siège social à Dublin et a annoncé des projets de production locale pour certains de ses produits.

Les négociations avec les régulateurs

Facebook, souvent épinglé pour ses pratiques en matière de protection des données, a préféré négocier avec les autorités européennes. L'entreprise a accepté de modifier certaines de ses politiques et de renforcer la transparence de ses algorithmes.

Les perspectives d'avenir

La réaméricanisation de l'image des multinationales du numérique en Europe soulève plusieurs questions. Comment les entreprises américaines vont-elles s'adapter aux nouvelles réglementations européennes ? Quelles seront les conséquences de cette évolution sur la concurrence et l'innovation ?

Selon Alexandre Piquard, cette tendance pourrait conduire à une fragmentation du marché technologique mondial, avec des règles et des normes différentes selon les régions. Cela pourrait également encourager les entreprises européennes à développer leurs propres solutions technologiques pour réduire leur dépendance vis-à-vis des géants américains.

Les principales critiques concernent la fiscalité, la protection des données et la concurrence déloyale. Les entreprises américaines sont accusées de profiter des failles fiscales pour minimiser leurs impôts, de ne pas respecter les normes européennes en matière de protection des données et de pratiquer des prix prédatoires pour éliminer la concurrence locale.

Les entreprises américaines ont adopté différentes stratégies. Certaines, comme Google et Apple, ont annoncé des investissements massifs en Europe pour se rapprocher de leurs clients et des régulateurs. D'autres, comme Facebook, ont préféré négocier avec les autorités pour éviter des sanctions.

Cette tendance pourrait conduire à une fragmentation du marché technologique mondial, avec des règles et des normes différentes selon les régions. Cela pourrait également encourager les entreprises européennes à développer leurs propres solutions technologiques pour réduire leur dépendance vis-à-vis des géants américains.