Envoyer 4.000 satellites supplémentaires dans l'espace ? C'est bien ce que s'apprête à faire Logos Space Services, une start-up californienne qui a reçu le feu vert de la FCC. À première vue, cette nouvelle pourrait sembler anodine, mais elle cache en réalité de grandes ambitions pour l'internet par satellite.
Logos : un nouvel acteur sur la scène spatiale
Logos, qui ne cherche pas à rivaliser directement avec le géant Starlink de SpaceX, a pour projet d'offrir un internet haut débit aux quatre coins du globe. La FCC a donné son accord pour le déploiement de 4.178 satellites, mais avec quelques réserves. Pourquoi ? Eh bien, les demandes concernant certaines bandes de fréquences ont été mises en attente, la prudence étant de mise dans un ciel de plus en plus encombré.
Une autoroute spatiale en pleine expansion
C'est un véritable casse-tête, cette histoire de fréquences ! Imaginez une autoroute aux heures de pointe. Logos doit jongler avec des bandes de fréquences spécifiques, et prévoit de placer ses satellites sur sept couches orbitales, entre 870 et 925 kilomètres d'altitude. On pourrait dire que leur approche est méthodique : inclinaisons variées, couverture étendue... Tout ça pour s'assurer que même les coins les plus reculés de la planète bénéficient de leur service.
Un calendrier serré pour des ambitions globales
Mais attention, le temps presse. Logos doit déployer la moitié de sa flotte spatiale d'ici sept ans, le reste avant janvier 2035. Fondée par Milo Medin – un ancien de la NASA – cette start-up semble avoir tout prévu. Selon Medin, un quart des satellites suffirait déjà à couvrir les besoins des entreprises et des gouvernements. Pas mal, non ?
Investissements et avenir prometteur
On ne fait rien sans argent, et Logos l'a bien compris. En levant 50 millions de dollars grâce à U.S. Innovative Technologies, la start-up s'assure un bel avenir. Ce fonds, mené par Thomas Tull, mise sur des technologies à la croisée des usages civils et militaires. Une stratégie qui pourrait bien faire de Logos un acteur clé du secteur.
Alors que l'orbite basse devient un véritable champ de bataille, Logos se distingue avec ses promesses de communication sécurisée. En limitant les interférences grâce à des faisceaux étroits et des angles d'élévation importants, la start-up espère séduire des clients institutionnels exigeants.
Avec déjà plus de 14.000 satellites autour de la Terre, et une prévision de 100.000 d'ici 2030, on se demande où va tout ce monde. Starlink est bien sûr toujours en tête, mais Logos pourrait bien bousculer le jeu.
Cette autorisation permet à Logos de déployer une vaste constellation de satellites, ouvrant la voie à un internet par satellite plus accessible et global.
La FCC a choisi de limiter certaines fréquences pour éviter les interférences dans un spectre déjà très chargé.
Logos devra relever le défi du déploiement rapide de sa constellation tout en respectant les restrictions de fréquences imposées par la FCC.