Le 13 février 2026, une étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a révélé que les Français, en particulier les enfants, sont exposés à des niveaux jugés trop élevés de certains polluants chimiques via leur alimentation quotidienne. Selon cette étude, appelée EAT3, les substances en question comprennent des métaux lourds tels que le cadmium, l’aluminium, le mercure et le plomb, ainsi que l’acrylamide, une substance qui se forme lors des cuissons à haute température.
Les résultats de l’étude EAT3
L’étude EAT3 a analysé plus de 700 échantillons d’aliments prélevés dans des supermarchés et marchés, couvrant plus de 90 % de l’alimentation moyenne. Les résultats ont montré que plusieurs substances dépassent les niveaux considérés comme « sûrs pour la santé ». Le cadmium, un métal lourd cancérogène potentiel, est présent surtout dans les céréales, le pain et les pommes de terre. L’aluminium, qui peut impacter le système nerveux et les os, est retrouvé dans certains produits transformés, emballages ou additifs. Le mercure, quant à lui, est surtout présent dans certains poissons, sous forme de méthylmercure, la forme la plus toxique.
Les conséquences pour les enfants
Les enfants sont plus touchés par ces substances toxiques en raison de leur consommation plus élevée de produits céréaliers par rapport à leur poids corporel. Selon l’étude, 76 % des enfants dépasseraient la dose recommandée pour l’aluminium, contre 39 % des adultes. Cela signifie que les enfants sont plus exposés aux risques liés à ces substances, ce qui peut avoir des conséquences à long terme sur leur santé.
Que faire face à ces résultats ?
Il est important de noter que les aliments ne sont pas empoisonnés ou dangereux à court terme, mais que l’exposition sur le long terme via l’accumulation de petites doses peut avoir des effets néfastes. Les produits concernés sont principalement les céréales du petit déjeuner, le pain, les biscuits, les viennoiseries, les pâtes, les pommes de terre et certains poissons. L’Anses insiste sur le fait que la diversité alimentaire reste la meilleure protection, et que le risque augmente surtout quand l’alimentation repose trop sur une seule famille de produits.
Les recommandations pour les consommateurs
Les consommateurs peuvent prendre des mesures pour réduire leur exposition à ces substances toxiques. Il est recommandé de varier les sources de glucides, d’éviter de trop faire dorer les aliments à la cuisson, de varier les types de céréales et de suivre les recommandations sur la consommation de poisson. Il est également important de noter que les résultats complets de l’étude permettront d’y voir plus clair dans les prochaines années.
Enfin, il est important de souligner que les réglementations mises en place ont permis de réduire les niveaux de certains contaminants, tels que le plomb, depuis 15 ans. Cependant, d’autres substances, comme le cadmium dans certains produits céréaliers, progressent encore. Il est donc essentiel de continuer à surveiller les niveaux de ces substances dans les aliments et de prendre des mesures pour les réduire.
Conclusion
Les résultats de l’étude EAT3 sont alarmants et soulignent la nécessité de prendre des mesures pour réduire l’exposition aux substances toxiques dans les aliments. Les consommateurs peuvent jouer un rôle important en variifiant leur alimentation et en suivant les recommandations sur la consommation de poisson. Il est également essentiel de continuer à surveiller les niveaux de ces substances dans les aliments et de prendre des mesures pour les réduire. Enfin, il est important de noter que les résultats complets de l’étude permettront d’y voir plus clair dans les prochaines années.
Les aliments les plus touchés sont les céréales du petit déjeuner, le pain, les biscuits, les viennoiseries, les pâtes, les pommes de terre et certains poissons.
Les consommateurs peuvent varier les sources de glucides, éviter de trop faire dorer les aliments à la cuisson, varier les types de céréales et suivre les recommandations sur la consommation de poisson.
L’étude EAT3 a montré que plusieurs substances dépassent les niveaux considérés comme « sûrs pour la santé », notamment le cadmium, l’aluminium, le mercure et le plomb, ainsi que l’acrylamide.
