Vous aussi, vous avez remarqué ? Dans le métro, c'est un défilé de clones. Trench beige, chemise blanche, pantalon gris. On se croirait dans un épisode de "Black Mirror" mal écrit. Mais pourquoi donc nos garde-robes ont-elles l'air d'un uniforme de bureau déprimé ?
La réponse, c'est peut-être le "commuter core", ce style qui a envahi les transports en commun. Selon nos confrères de The Independent, ce look monotone serait le reflet d'une époque morose. Et si on creusait un peu ?
Quand la mode s'habille en gris
Imaginez la scène : une station de métro new-yorkaise désaffectée, décembre 2025. Matthieu Blazy y fait défiler Chanel, avec des pièces qui claquent - soie, paillettes, imprimés animaux. Un contraste saisissant avec le quotidien londonien.
Là-bas, dans le métro, c'est la grisaille. "Tous pareils et tous gris, nous sommes comme un banc de poissons-lunes délavés", écrit Lydia Spencer-Elliott. La journaliste observe, amusée (ou désespérée ?) : "Des trenchs beiges à perte de vue, des chemises blanches en série." Autant dire que la créativité vestimentaire a pris le large.
Le pire ? Même les pères de famille s'y mettent. La journaliste raconte : "Mon propre père m'a demandé pourquoi toutes les femmes de mon âge s'habillent comme des détectives." Le seul crime ? Avoir oublié que la mode, ça peut aussi être joyeux.
Crise économique, garde-robe en berne
Bien sûr, ce n'est pas un hasard. L'économie va mal, les budgets serrent les dents. Résultat : on mise sur l'indémodable. Le trench beige, la chemise blanche, le pantalon gris. Des pièces qui vont avec tout, qui passent les saisons, et qui surtout, ne coûtent pas un rein.
"Lorsque l'économie se porte mal, nous changeons notre apparence", note The Independent. Les cheveux bruns remplacent les blonds (moins chers à entretenir), les teintes tristes dominent. Pourquoi ? Parce qu'elles "vont avec tout", justement. Autant dire qu'on mise sur la sécurité, pas sur l'audace.
Et puis, soyons honnêtes : qui a envie d'investir dans une robe à paillettes quand le frigo est presque vide ? Pas grand monde. Alors on se rabattrait sur le "capsule wardrobe", cette garde-robe minimaliste qui promet de tout assortir sans se ruiner.
Et si nos vêtements influençaient notre moral ?
Une étude canadienne, relayée par The Independent, le confirme : nos vêtements ont un impact sur notre humeur. Porter des tenues "joyeuses" serait corrélé à des émotions positives. Difficile de dire si c'est la poule ou l'œuf, mais le constat est là.
"Toutefois, précise le quotidien, les vêtements 'joyeux' sont révélateurs de tenues dans lesquelles les participants se sentent vraiment eux-mêmes." Autant dire que le trench beige n'est pas près de disparaître. Du moins, pas tant que l'économie ne sera pas au beau fixe.
Alors, et si on osait un peu plus ? Un pull coloré, une écharpe à motifs, un accessoire qui claque ? Après tout, comme le dit si bien la journaliste : "L'important, ce n'est pas la tenue que l'on porte, mais comment on s'y sent."
Perspectives : la mode peut-elle sauver l'économie ?
Difficile à dire. Mais une chose est sûre : si la mode reflète l'état d'esprit d'une société, alors on est mal partis. La grisaille vestimentaire actuelle est le symptôme d'une époque anxieuse, incertaine, qui mise sur la sécurité plutôt que sur l'audace.
Pourtant, comme le rappelle The Independent, "nos vêtements jouent sur notre moral". Alors, et si on commençait par là ? Un peu de couleur, un brin d'originalité, et hop ! Peut-être que l'économie suivrait le mouvement.
En attendant, on continue de scruter les tendances, avec un œil critique et un sourire en coin. Parce que la mode, même grise, reste un sujet qui nous passionne.
Le trench beige est devenu un incontournable pour plusieurs raisons. D'abord, il est intemporel : il ne se démodera pas de sitôt. Ensuite, il est polyvalent : il va avec tout, et dans toutes les situations. Enfin, il est pratique : il protège de la pluie, du vent, et même du froid. Bref, un must-have de la garde-robe moderne.
D'après les études, oui. Porter des vêtements qui nous plaisent, qui nous ressemblent, peut avoir un impact positif sur notre humeur. C'est ce qu'on appelle l'effet "enclothed cognition" : nos vêtements influencent notre façon de penser et de ressentir. Alors, autant choisir des pièces qui nous font du bien !
Plusieurs solutions existent. D'abord, miser sur des pièces intemporelles, comme le trench beige ou la petite robe noire. Ensuite, privilégier les matières durables, qui durent dans le temps. Enfin, opter pour la seconde main : les friperies et les sites de vente entre particuliers regorgent de trésors à petits prix. Et n'oubliez pas : un peu d'accessoirisation peut transformer une tenue basique en look tendance !