À l’approche des élections municipales de 2026, trois habitantes de Bondy et Champigny-sur-Marne, privées du droit de vote en raison de leur statut d’étrangères, s’engagent activement dans la campagne pour dénoncer cette exclusion. Tractage, porte-à-porte et collage d’affiches rythment leur quotidien, dans l’espoir de faire évoluer les mentalités et les lois.
Un combat pour la reconnaissance citoyenne
Ces trois militantes, dont les noms n’ont pas été divulgués, vivent en France depuis plusieurs années. Pourtant, elles ne peuvent pas participer aux élections locales, contrairement à de nombreux résidents étrangers de l’Union européenne. Leur combat s’inscrit dans une volonté plus large de redéfinir la notion de citoyenneté, qu’elles estiment ne pas se limiter à un simple bout de papier administratif.
Des actions concrètes pour sensibiliser
Leur engagement se traduit par des actions de terrain variées. À Bondy, l’une d’elles distribue des tracts dans les quartiers populaires, expliquant les enjeux des élections municipales et les raisons de leur exclusion. À Champigny-sur-Marne, une autre organise des réunions de quartier pour discuter des problèmes locaux et des solutions possibles. Le collage d’affiches complètent ces initiatives, avec des messages percutants comme « Notre voix compte aussi ».
Un plaidoyer pour une réforme électorale
Selon elles, la citoyenneté devrait être reconnue à tous les résidents étrangers ayant une vie stable et contribuant à la société française. Elles citent en exemple des pays comme la Belgique ou le Portugal, où les étrangers peuvent voter aux élections locales après quelques années de résidence. « On paie des impôts, on travaille, on élève nos enfants ici. Autant dire que notre place dans cette ville est aussi légitime que celle de n’importe quel citoyen français », déclare l’une d’elles.
Des réactions mitigées
Les réactions à leur initiative sont variées. Certains habitants les soutiennent activement, reconnaissant l’injustice de leur situation. D’autres, en revanche, restent sceptiques, estimant que le droit de vote devrait être réservé aux citoyens français. Les élus locaux, quant à eux, semblent divisés sur la question, bien que certains aient exprimé leur sympathie pour leur cause.
Perspectives d’avenir
Ces militantes espèrent que leur combat portera ses fruits, non seulement pour elles-mêmes, mais aussi pour les milliers d’étrangers en situation similaire. Elles envisagent de poursuivre leurs actions au-delà des élections municipales, en s’engageant dans des mouvements plus larges pour la réforme électorale. « On ne lâchera pas tant que nos voix ne seront pas entendues », affirment-elles.
Pour voter aux élections municipales en France, il faut être inscrit sur les listes électorales, être âgé de 18 ans révolus et avoir la nationalité française. Les ressortissants de l’Union européenne peuvent également voter sous certaines conditions, mais les étrangers hors UE en sont exclus.
Plusieurs pays, comme la Belgique, le Portugal, la Suède et l’Uruguay, permettent aux étrangers résidents de voter aux élections locales après un certain nombre d’années de résidence. Ces pays considèrent que la participation citoyenne ne doit pas être limitée par la nationalité.
Les militantes mènent des actions de terrain telles que le tractage, le porte-à-porte, le collage d’affiches et l’organisation de réunions de quartier pour sensibiliser les habitants à leur cause et promouvoir une réforme électorale.
